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Economie

Les Rencontres économiques
Les schémas standards inadaptés

Par L'Economiste | Edition N°:4253 Le 11/04/2014 | Partager
Des joint-ventures Sud/Sud pour la création d’un écosystème
Le Maroc doit être plus sélectif sur les IDE

Brahim Benjelloun-Touimi (à gauche), DG délégué de BMCE Bank, et Karim El Aynaoui, responsable de l’OCP Policy Center. La stratégie de leurs groupes respectifs illustre une nouvelle approche vers l’Afrique

ET si le développement en Afrique devait suivre un schéma totalement différent? La croissance telle que l’ont connue les pays du Nord n’est pas forcément la seule voie possible vers la prospérité. Le continent africain a sauté plusieurs étapes à différents niveaux. Le progrès technologique a damé le pion à l’industrialisation de base dans certains pays. «Les étapes de croissance telles que décrites dans le classement du World Economic Forum ne s’adaptent pas toujours à la réalité africaine», explique Nezha Lahrichi, présidente du Conseil national du commerce extérieur marocain (CNCE).

Dans ce contexte de croissance africaine, le Maroc est un pays incontournable. Les cartes à jouer sont multiples. S’il y a quelques centaines d’années, le Maroc était un passage commercial pour les marchandises, le pays revendique aujourd’hui un positionnement de hub financier. Un passage pour la capitale européenne grâce notamment au partenariat privilégié avec la France, mais également pour les fonds des pays du Golfe. «Le Maroc a sa carte à jouer dans la finance islamique en Afrique pour canaliser les investissements du Moyen-Orient, notamment avec l’émission de soukouk», souligne Brahim Benjelloun-Touimi, DG délégué de BMCE Bank.

Cette croissance Sud/Sud est une opportunité indéniable, mais elle ne peut se faire sans une véritable intégration. Le Maroc qui devient un opérateur important dans l’automobile et l’aéronautique peut développer des joint-ventures pour exploiter le cuivre exporté sous une forme brute depuis plusieurs pays africains. L’enjeu est de créer un véritable  écosystème de croissance mutuelle et non seulement un flux de produits du Maroc vers les pays d’Afrique sub-saharienne. L’OCP est précurseur dans ce domaine avec un projet qui cens’appuie sur une intégration des ressources naturelles du Maroc (phosphate) et du Gabon (gaz), pour la production d’engrais phosphatés.
Certes, l’Afrique est une opportunité pour le Maroc, mais le pays a encore du chemin à parcourir. «Lors de mes premières visites au Maroc dans les années 80, la croissance du pays était indexée à l’agriculture. Aujourd’hui, malgré toutes les réformes, cette indexation est encore trop importante», regrette Christian De Boissieu, membre du Cercle des économistes. D’autres critiques sont formulées. Pour Henry Marty-Gauqhié, directeur de la Banque européenne d’investissement (BEI), «le Maroc doit être plus sélectif dans les IDE qu’il attire. Les investissements doivent être créateurs d’emplois avec un transfert de savoir-faire». Le système éducatif est également pointé du doigt à cause de la faible maîtrise des langues et son incapacité à fournir à l’économie des agents intermédiaires, notamment des techniciens.


IL.B.

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