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    Economie

    Les autoroutes marocaines, un cas d’école

    Par L'Economiste | Edition N°:4249 Le 07/04/2014 | Partager
    La diversité géologique a permis au Maroc de faire avancer la connaissance
    Et de développer sa propre technique
    L’expérience présentée au Symposium sur la stabilité des versants rocheux

    La toute première sortie du nouveau directeur des Autoroutes du Maroc a été consacrée à la recherche. Ci-dessus, Anouar Benazzouz au Symposium international sur la stabilité des versants rocheux

    LE plus gros casse-tête des donneurs d’ordre et des constructeurs de grands ouvrage est d’ordre géotechnique et non financier comme on aurait pu l’imaginer… Un chantier comme la construction d’une autoroute subit des difficultés dont les usagers ne se rendent pas toujours compte. Les constructeurs sont souvent confrontés à des surprises géologiques qui les forcent à prendre des décisions rapides mais efficaces. Et c’est ce retour d’expérience qu’Autoroutes du Maroc a présenté au Symposium international sur la stabilité des versants rocheux, baptisé «Rock Slope Stability». Une rencontre scientifique qui a regroupé plus de 250 ingénieurs et spécialistes du BTP et génie civil, à Marrakech. La communauté scientifique est partie prenante, à commencer par des universités locales comme Cadi Ayyad et l’école Hassania et l’université Blaise Pascal Polytech de Clermont Ferrand. En 1990, Autoroutes du Maroc a démarré la construction du premier réseau autoroutier marocain et a réalisé jusqu’à maintenant 1.500 kilomètres. Il lui reste encore à construire 350 kilomètres avant d’achever totalement ce premier programme qui comprend 1.800 km. La construction de ce réseau qui a nécessité plus d’une quinzaine d’année (avec un rythme de réalisation des autoroutes de 40 km par an au cours de la décennie 1990 et de 100 km /an à partir de 2000) n’était pourtant pas aussi facile. «Le développement de certaines de ces infrastructures dans des terrains et des reliefs tourmentés a posé aux concepteurs des problèmes géotechniques inédits», relève Anouar Benazzouz, directeur d’ADM. D’autant plus que les zones traversées étaient d’une diversité très large et avec des contraintes topographiques et environnementales très variées. «Il a fallu faire face à des zones avec des reliefs accentués et d’autres qui présentaient des instabilités géotechniques ou encore des zones avec des sols compressibles», détaille Abdelkrim Derraji, des Autoroutes du Maroc. Pour dépasser ces contraintes, une large palette de techniques a été utilisée faisant appel à des expertises croisées qui ont fait avancer la connaissance. «De ces contraintes que nous avons rencontrées, nous avons pu développer grâce aussi à la coopération internationale une technique propre au Maroc et qui peut être exportée ailleurs», estime Derraji. Et ce n’est pas fini. ADM travaille actuellement sur un programme intégré de recherche en glissement de terrains qui traite aussi bien les projets autoroutiers que les autres projets d’infrastructures réalisés à l’échelle nationale. Les sujets étudiés concernent en particulier l’érosion des terrains et les instabilités structurelles des versants marneux et rocheux.


    Badra BERRISSOULE

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