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Politique

Sahara: Le MP ouvre le débat

Par L'Economiste | Edition N°:4243 Le 28/03/2014 | Partager
Une conférence pour vulgariser les avancées dans les provinces du Sud
Rappel des droits historiques de la souveraineté marocaine sur cette zone
Les droits de l’homme sur le terrain, loin de l’image véhiculée à l’international

LE Souverain l’a bien dit dans son discours d’ouverture de la session d’automne du Parlement. La défense de l’intégrité territoriale est l’affaire de tous. En tête, les partis politiques. Le Mouvement populaire s’est montré réactif aux orientations royales, en organisant une conférence sur la question des droits de l’homme et du développement humain dans les provinces du Sud, mercredi dernier à Rabat. Le parti a fait preuve d’anticipation, en ouvrant le débat à la veille du renouvellement du mandat de la Minurso (cf.www.leconomiste.com). Un sujet d’une grande importance, vu son instrumentalisation par les séparatistes et leur parrain algérien, pour nuire à l’image du Maroc à l’international, et freiner les efforts menés pour la résolution de ce conflit qui n’a que trop duré. Mohand Laensar, ministre de l’Urbanisme et secrétaire général du MP, a mis l’accent sur «une contradiction constatée au niveau international». D’un côté, «le Maroc a réalisé de grandes avancées dans le domaine de la consécration des droits de l’homme, et a ouvert ses portes à tous les observateurs internationaux. Or, nous constatons que l’opinion publique internationale est souvent influencée par les discours de l’Algérie qui veut occulter les réalisations du Maroc», a-t-il dit. Pour Laensar, «ceci constitue une grande injustice, dans la mesure où les informations véhiculées sont loin de refléter la réalité sur le terrain». C’est pour cela que «cette rencontre est importante, car nous voulons que les avancées du Maroc dans les provinces du Sud soient connues au niveau international», a insisté le SG du Mouvement populaire.
Aujourd’hui, contrairement à l’image véhiculée à l’international, alimentée par la propagande algérienne, le Maroc a lancé une véritable dynamique de développement dans les provinces du Sud. En témoigne le nouveau modèle de développement préparé par le CESE, voulant inscrire la croissance de ces régions dans une approche globale et intégrée, comme l’a indiqué Hajbouha Zoubair, membre du Conseil présidé par Nizar Baraka.

Par ailleurs, c’est au niveau des droits de l’homme que le Maroc a reçu plusieurs coups ces dernières années, souvent injustifiés. Surtout que «le Polisario a transféré son combat vers ce domaine, suite à ses échecs à réaliser une progression sur le plan diplomatique», comme l’a souligné Mohamed Sebbar, secrétaire général du CNDH. Celui-ci a mis l’accent sur la partialité des différents rapports réalisés par certaines ONG concernant la situation des droits de l’homme dans les provinces du Sud. Sebbar a indiqué que «les plaintes que reçoit le Conseil de ces provinces sont moins nombreuses que celles provenant des autres régions du Royaume». Il a également précisé qu’une grande partie des allégations contenues dans certains rapports, comme celui de la Fondation Robert Kennedy, sont basées essentiellement sur des conclusions et des informations tirées de la presse électronique, sans aucune précision concernant les détails des agressions ou l’identité des prétendues victimes. Ce qui permet de considérer qu’il s’agit de «violations imaginaires», a estimé Sebbar. En effet, ces rapports sont «partiels et dépourvus du professionnalisme et de la neutralité requis», de l’avis de Lahcen Mahraoui, membre du Corcas. Il a souligné la connivence entre cette ONG et les autorités algériennes, ainsi que la séparatiste Aminatou Haidar.
L’objectif est de «manipuler la question des droits de l’homme à des fins politiciennes». Il a mis l’accent sur «le soutien apporté par cette ONG à la thèse des séparatistes, notamment via la prise d’une position politique dans ses rapports sur le Sahara». Mahraoui a rappelé qu’Aminatou Haidar, présentée comme une militante des droits de l’homme, est membre du secrétariat général du Polisario, et reçoit des subventions financières pour accomplir les missions dont elle est chargée. Surtout que les séparatistes ont «transféré le combat dans les principales villes des provinces du Sud, où les jeunes sont devenus plus radicaux», a noté, pour sa part, Abdelmajid Belghzal, membre de l’OMDH. Celui-ci s’est interrogé sur «la part de responsabilité du Maroc, en termes d’erreurs commises dans la gestion du dossier de l’intégrité territoriale». D’où la nécessité de «mettre en place une nouvelle approche basée sur la régularisation de la relation avec les populations locales, en prenant en considération les spécificités de la région».

Droits historiques

GLOBALEMENT, les différents intervenants ont mis l’accent sur les aspects confortant la souveraineté du Maroc sur ce territoire. A commencer par «les droits historiques, fondés sur le lien d’allégeance entre les populations des provinces sahariennes et les sultans marocains», a rappelé Lahcen Haddad, ministre du Tourisme et membre du bureau politique du MP.
Il a également souligné que «cette souveraineté était reconnue par les puissances internationales, via les conventions signées avec le Maroc, au 18e et 19e siècle, visant notamment la protection des ressortissants de pays comme la Grande-Bretagne ou l’Espagne, qui opéraient dans le secteur de la pêche dans cette zone».
Haddad a également rappelé les différents rebondissement de cette affaire au niveau de l’ONU, jusqu’au blocage qui a poussé cette organisation internationale à exhorter les protagonistes à présenter de nouvelles solutions. D’où la proposition marocaine d’autonomie, qui constitue une solution crédible et réaliste de l’avis de plusieurs puissances mondiales, dont certaines ont considéré l’indépendance du Sahara comme irréaliste.

Mohamed Ali MRABI

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