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Société

Smart City
La formule timidement à l’étude

Par L'Economiste | Edition N°:4243 Le 28/03/2014 | Partager
Pour le ministre de l’Habitat: «La stabilité sociale passe avant tout changement»
Bilbao, un cas d’école de transformation réussie

Bilbao a su tirer profit des inondations de 1983 pour réhabiliter les docks, les transformant de zones abandonnées en un centre-ville englobant services, éducation et culture, tout autour du musée Guggenheim

Le concept de ville intelligente ou «smart city» séduit de plus en plus les décideurs politiques et économiques du pays. Cette notion, rappelons-le, prévoit l’utilisation de la technologie et les ressources disponibles de manière intelligente et coordonnée, afin de développer des centres urbains, intégrés, viables et durables, tout en insérant dans une vision globale l’ensemble des éléments faisant l’attractivité de la ville. «Avant d’arriver au stade de smart city, il faut assurer la stabilité sociale», tient d’emblée à préciser Nabil Benabdellah, ministre de l’Habitat. Avec l’urbanisation et la démographie galopantes, 62% des Marocains sont des citadins pour un déficit de 640.000 logements.  Selon Benabdellah, «les interventions doivent être globales, avec la nécessité d’offrir des solutions de mobilité urbaine et surtout aérer les villes». Pour y arriver, il va falloir «se situer dans une perspective d’avenir en intégrant tous les secteurs», explique le ministre de l’Habitat.
En principe, le passage d’une ville «normale» à la cité intelligente doit se faire en 3 étapes: le diagnostic qui dure de 2 à 5 mois, suivi de l’élaboration d’un plan stratégique nécessitant entre 5 mois et une année. Enfin, la mise en œuvre qui dure entre 2 et 10 ans. En plus de ces étapes, il y a les leviers de changement (les partenariats public/privé par exemple) qui sont primordiaux. Ces leviers englobent les financements, la vision stratégique et les technologies de l’information.  
Et c’est exactement le schéma qui a été adopté par la ville de Bilbao. Ce qui en fait aujourd’hui  un cas d’école en la matière. Flash-back: La ville de Bilbao a connu une évolution fulgurante depuis les inondations de 1983. En 30 ans, la ville a connu une transformation urbaine avant la mutation technologique et celle d’idées. A cet effet, la réhabilitation des anciens docks a été cruciale, avec la construction du musée Guggenheim, des complexes universitaires publics et privés... Une fois le nouveau centre-ville conçu, la priorité a été de créer des cœurs de quartiers pour éviter une centralisation technologique, économique et administrative. La prochaine étape serait d’interconnecter les principales villes du Pays basque à Bilbao, San Sebastien et Vitoria, via des réseaux de trains rapides, afin d’éviter la création des mêmes centres dans chaque ville.  Ce qui permet des économies d’échelle coséquentes. Autre particularité, les prérogatives fiscales du Pays basque (Euskadi) sont aussi étendues que celles de l’Etat espagnol sur le reste du territoire. Du coup, c’est Euskadi qui fixe les taux et l’assiette, collecte et gère seul l’ensemble des ressources fiscales. Ainsi, 1% seulement des recettes du Pays basque provient de l’Etat et de l’Europe. C’est surtout grâce à cette spécificité que Bilbao et le reste d’Euskadi sont des pionniers en matière de smart cities.


Amine ATER

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