×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Analyse

Sidérurgie: Pas de chèque à blanc pour les opérateurs

Par L'Economiste | Edition N°:4243 Le 28/03/2014 | Partager
Que contient le plan d’action 2013-2017
Le Commerce extérieur doit assurer le suivi

Sonasid, Univers Acier, SomaSteel, MIS et Ynna Steel ont remis chacune un programme d’ajustement au  ministère délégué au Commerce extérieur

DES clauses de sauvegarde d’une durée de 4 ans ont été instaurées. Ainsi, les importateurs payent un droit additionnel de 550 DH par tonne de rond à béton ou de fil machine. Cette taxe ne s’applique pas aux contingents annuels établis par le département du Commerce: 100.000 t pour le fil machine et 28.000 t pour le rond à béton. Ces quotas annuels ont été établis par le ministère délégué au Commerce extérieur. Les tractations sont en cours pour les augmenter et pour déterminer la nouvelle liste des entreprises bénéficiaires. La plupart de ces sociétés font du tréfilage: transformation du fil machine en armature, trombone, clous, grillages… Les produits longs sont utilisés en grande partie dans la construction (voir graphique). Par ailleurs, les opérateurs membres de l’Association marocaine des sidérurgistes (ASM) se sont engagés dans un plan d’ajustement qui va s’étaler jusqu’à 2017.
La branche de production nationale mise sur une restructuration basée sur 7 axes: intégration en amont, efficience énergétique, investissements technologiques… Elle figure d’ailleurs dans le rapport final et non confidentiel de l’enquête menée par le ministère délégué au Commerce extérieur.

Il est d’abord question d’intégrer en amont la collecte et le traitement de la ferraille via une centrale d’achat. Parallèlement, l’ASM s’engage à négocier la relation avec les ports marocains de transit de ferraille: conditions de passage, délai de déchargement… Univers Acier par exemple mise sur un programme de contrôle de la ferraille chez les petits collecteurs. Le but étant d’éviter les mauvais mélanges. Cette mesure aura des incidences sur le taux de rendement entre 2% et 4%, soit un impact net sur le fer à béton fini d’environ 20 DH à 40 DH par tonne. Evidemment l’énergie tient une place importante dans cette feuille de route. L’on projette ainsi d’optimiser l’utilisation de l’électricité, LPG, Fuel… Ynna Steel vise notamment à réduire les coûts de production énergétique de 50% et les taux de déchets de 80%.
La chaîne de fabrication n’est pas en reste. Moroccan Iron Steel (MIS) mise sur une meilleure intégration en amont pour la production propre de la matière première à partir de la ferraille. Ce qui permettra de faire des économies de l’ordre de 500 DH/tonne. L’entreprise vise à écouler environ 30% de sa production par la vente directe à des opérateurs du BTP avec des contrats à long terme sur un à deux ans. Sonasid, lors de la présentation de ses résultats annuels, le 26 mars à  Casablanca, affiche également sa volonté d’atténuer les frais fixes, de réduire les frais variables de production et de consolider sa marque dans la distribution…
Pour sa part, SomaSteel a investi en 2013 près de 2 millions de DH dans de nouvelles cages afin d’améliorer le rendement. Dans son plan d’action, la société fondée par Ahmed Machrah prévoit de fournir une surface pour effectuer ses entretiens et usinages en vue d’installer plus de machines et d’améliorer les contrôles. Une extension des surfaces de stockages des produits finis permettra d’améliorer la disponibilité des différents diamètres commercialisés.

En 2014, SomaSteel prévoit la mise en état du four en vue de faire des économies d’énergie et de gagner en rendement. La filière compte par ailleurs créer un centre de formation en coordination avec la FIMME et mettre en place un système de traçabilité des produits pour renforcer les normes de qualité. Ce qui suppose que l’ASM va garder un oeil sur les arrivages qui accostent au port de Casablanca.
Ce plan d’ajustement sera suivi pas à pas par le département du Commerce extérieur. Car il n’offre qu’un sursis si l’on s’en tient à l’article 65 de la loi 15-09 relative aux mesures de défense commerciale. En effet, «la mesure de sauvegarde définitive n’est applicable que pendant la période nécessaire pour prévenir ou réparer le dommage grave». Une mesure qui vise à «faciliter l’ajustement de la branche de production nationale…».
Au-delà de la première année d’application, «la mesure de sauvegarde définitive doit être démantelée progressivement à intervalles réguliers au cours de sa période d’application (4 ans)». L’on a connu par le passé des épisodes très peu concluants. Les sidérurgistes ont tout intérêt à garder en tête le cas des céramistes.

 

Mariem TABIH

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc