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Analyse

Sidérurgie
L’effet pervers de la défense commerciale

Par Faiçal FAQUIHI | Edition N°:4243 Le 28/03/2014 | Partager
Bouclier et restructuration de la filière
La rude concurrence des nouveaux seigneurs
Surcapacités dans un marché mondial en mutation

Les sidérurgistes devraient garder un œil sur l’évolution du marché à l’international.  Avec Sonasid comme chef de file,

Dans les produits longs, l’opérateur historique Sonasid a évolué dans un contexte de monopole jusqu’en 2002. Année à partir de laquelle plusiers opérateurs font leur entrée (Univers Acier, Moroccan Iron Steel, Ynna Steel, SomaSteel...). Quant aux produits plats, Maghreb Steel est l’unique producteur

la quasi-majorité des membres de l’Association des sidérurgistes du Maroc (ASM) se sont engagés dans un programme d’ajustement en contrepartie des clauses de sauvegarde auxquelles ils ont eu droit pour une durée de 4 ans. Maghreb Steel va leur emboîter le pas si jamais il décroche son bouclier antidumping contre les importations en provenance de l’UE et de la Turquie. 
Quelle sera finalement la portée de ces mesures de défense face à un marché qui change? En restant alerte, la restructuration de la branche de production nationale sera paramétrée avec prudence. Même si la reconfiguration du marché mondial pousse à ne pas se faire trop d’illusions sur l’avenir.
Il y a une montée en puissance de la Chine, de l’Inde et du Brésil dans la production mondiale de l’acier qui est de 1,5 milliard de tonnes. «L’empire du Milieu s’adjuge à lui seul près de la moitié de la production en 2013 contre 34% en 2006 (voir graphique). Cette montée en flèche de la part de marché chinois d’acier trouve son origine dans l’explosion de la demande interne, infrastructure, construction et automobile», selon Eurler Hermes Economic Research.
Chez les autres pays du BRIC, l’Inde a accru sa production de plus de 60% alors que les brésiliens n’en affichent «qu’un petit 10%». C’est la Russie, avec une baisse de moins de 2%, qui se trouve en queue du peloton. Japon, Etats-Unis et UE perdent du terrain face aux nouveaux seigneurs du marché. «A eux trois, ils ne représentent plus que 23% de la production mondiale en 2013 contre 34% en 2006», rapporte l’étude Eurler Hermes. Un changement d’échiquier où l’on enregistre aussi d’importantes surcapacités estimées à 330 millions de tonnes. Les principaux acteurs vont donc tenter de réguler leur activité en misant sur l’export.  Même si, parallèlement, la croissance de la production mondiale sera inférieure à 2% et devrait progresser d’un point en 2014. Ce qui représente une petite hausse bien inférieure à celle affichée avant la crise de 2008, soit 5% en moyenne annuelle. La concurrence est donc très rude.
«Pour comprendre la situation de l’industrie sidérurgique, il faut comparer les volumes de production d’avant-crise avec ceux réalisés après-crise par les principaux producteurs», relèvent les experts.  La Chine et l’Inde enregistrent des taux de croissance faramineux «justifiant les importants investissements dans l’outil de production». Les autres pays industriels peinent en revanche à retrouver l’épopée faste d’avant-crise. Repli significatif du tonnage avec moins 23% pour l’UE qui est le premier partenaire économique du Maroc.   Les surcapacités du marché mondial (environ 330 millions de tonnes) font ressortir un taux d’utilisation moyen inférieur à 80% quand le seuil d’équilibre est plutôt proche de 85%.
D’où aussi la baisse des prix de l’acier: 850 dollars la tonne en 2008 (sommet historique),  de 500 à 550 dollars /t en

La production a atteint 1,5 milliard de tonnes avec une surcapacité de 330 millions de tonnes

2009, environ 700 dollars/t en 2011. En moyenne annuelle, les prix affichent une baisse de 10% sur les douze derniers mois. «Face à l’ampleur des surcapacités, il est peu probable que les prix remontent d’ici fin 2014 à début 2015. L’excès d’offre et la baisse des prix de vente entraînent un effondrement de la rentabilité», annoncent les analystes. Dans ce contexte, les quelques restructurations annoncées à l’échelle internationale paraissent encore bien faibles.
Les fermetures ou projets de fermeture de hauts fourneaux en Europe montrent que cela ne se fait pas sans interventions et réticences des gouvernements. ArcelorMittal, Duferco, US Steel, groupe Riva ont dû faire face à des situations très difficiles. La question des surcapacités et restructurations de la filière risque encore de se poser pendant plusieurs années. Le Maroc ne fait pas l’exception.

Faiçal FAQUIHI

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