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    Politique Internationale

    Détachement de la Crimée
    L’annexion à la Russie «actée»

    Par L'Economiste | Edition N°:4235 Le 18/03/2014 | Partager
    Le rouble instauré dans la province dès cette semaine
    Bases ukrainiennes et sort des Tatars, deux questions en suspens

    «Résultats définitifs du référendum: 96,6%» en faveur du oui au rattachement à la fédération de Russie. Ce tweet entrera sûrement dans l’histoire, à l’instar de celui où Barack Obama faisait état de sa réélection. Cette fois, l’auteur est Serguïi Axionov, encore inconnu au bataillon il y a quelques semaines, et qui occupe désormais la fonction de Premier ministre de la Crimée. Le rattachement n’est pas encore définitif, puisque le Parlement russe doit encore voter la demande déposée, hier lundi 17 mars, par des députés de Crimée pour le rendre effectif. Mais il est peu probable que la Douma se prononce contre une décision que Vladimir Poutine soutient contre vents et marées, ignorant les accusations d’illégitimité du référendum qui font consensus dans le reste du monde.
    D’ici à ce que la Russie rende son verdict définitif, (probablement dans la semaine), Axionov estime que la Crimée devra fonctionner comme un Etat pleinement autonome. Il affirme que cette situation est viable sur tous les plans, y compris économiquement… avec l’aide de la Russie.
    Aussitôt les résultats du référendum annoncés, les autorités de Crimée ont pris un certain nombre de mesures pour une transition qu’ils qualifient de «simple et facile». Ainsi, le rouble sera introduit dès cette semaine, tandis que la monnaie ukrainienne (hryvnia) aura encore cours pendant au moins six mois.
    En réalité, c’est plus le détachement de l’ukraine que le rattachement à la Russie qui devrait poser quelques problèmes. D’une part, la péninsule dépend entièrement de Kiev pour son approvisionnement en eau, en gaz et en électricité. Qu’en serait-il si le gouvernement de transition ukrainien digérait mal ce divorce qu’il n’a pas voulu, et décidait de fermer tous les robinets?
    Par ailleurs, la question des bases militaires Ukrainiennes à Crimée s’impose. Que vont-elles devenir? Que va-t-il advenir des milliers de soldats et de leurs familles, qui y sont encerclés depuis fin février? Autant de questions qui restent suspendues au bon vouloir des autorités de la Crimée, et qui serviront certainement de monnaie d’échange dans les négociations pour le «partage des biens».
    Les Tatars musulmans, qui représentent 12% des 2 millions d’habitants de la péninsule, auront aussi plus que jamais besoin d’une «assurance-vie». Malgré les promesses rassérénantes de Vladimir Poutine, les souvenirs des déportations de 1944 sont encore vifs dans tous les esprits.


    Rime AIT EL HAJ

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