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    Régions

    La ville préoccupée par sa consommation d’énergie

    Par L'Economiste | Edition N°:4234 Le 17/03/2014 | Partager
    Sobriété énergétique, un concept qui n’appelle que peu d’investissements
    L’énergie la moins chère est celle non consommée

    Un parc d’éoliennes en cours d’installation dans la région de Tanger. Optimiser sa consommation pourrait être aussi intéressant en termes d’efficacité énergétique

    LES Chinois l’avaient dit il y a mille ans: la meilleure bataille est celle que l’on gagne sans avoir combattu. En matière énergétique, la tendance est, semble-t-il, la même: l’énergie la moins chère est celle que l’on ne consomme pas. C’est en ces termes que s’exprimait Tahar Achour, consultant tunisien en matière d’énergie, lors de la conférence inaugurale des sixièmes Journées du développement durable (JDD) qui ont démarré jeudi à Tanger.
    L’événement est organisé par l’Association marocaine pour le développement durable et l’Ecole nationale des sciences appliquées de Tanger. Pour Achour, le vrai gisement d’économies réside dans l’optimisation (un gain de 70% du potentiel mondial) face aux 30% que représentent les énergies renouvelables. Selon l’expert tunisien, des actes basiques et quotidiens comme éteindre l’éclairage des espaces inoccupés peuvent être réellement utile et aider à réduire la facture et ce sans aucun investissement supplémentaire. Un autre geste est l’optimisation du repassage du linge en commençant par le coton, qui nécessite une plus grande puissance de chauffe. Les autres tissus sont repassés avec le fer à repasser éteint. Il s’agit de gestes simples mais qui, multipliés par le nombre de ménages, peuvent donner lieu à d’importantes économies, selon Achour qui parle même du concept de sobriété énergétique. Il s’agit d’une idée qui prône la lutte contre les consommations superflues et la lutte contre le gaspillage énergétique.
    Selon Tahar Achour, le jeu en vaut la chandelle. A l’horizon 2030, la consommation marocaine d’énergie pourrait atteindre les 65 millions de tonnes équivalent pétrole, un chiffre qui pourrait être réduit de moitié en cas de recours à des techniques d’optimisation de la consommation qui, pour la plupart, ne nécessitent pas des investissements importants. Mais pour l’expert en énergie, il ne s’agit pas de laisser de côté les énergies renouvelables, loin de là.
    Il faut continuer à y investir tout en optimisant la consommation, le bénéfice ne sera que doublé.


    A. A.

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