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    Politique

    Crise en Ukraine Les étudiants marocains hors de danger?

    Par L'Economiste | Edition N°:4225 Le 04/03/2014 | Partager
    L’ambassadeur de Kiev à Rabat rassure sur leur situation
    Flou sur le nombre exact des effectifs

    En plus de la facilité d’accès à des formations pointues comme la médecine ou l’ingénierie et du coût abordable de la vie, l’Ukraine était aussi considérée jusque-là comme un pays stable pour beaucoup d’étudiants marocains, qui se retrouvent maintenant pris au piège d’une situation qui les dépasse

    La tension créée par l’occupation de la Crimée par les troupes russes suscite beaucoup d’inquiétudes de familles de quelques milliers d’étudiants marocains qui ont choisi de poursuivre leurs études dans les universités ukrainiennes. L’ambassadeur d’Ukraine à Rabat Yaroslav Koval se veut rassurant: «il n’y a pas de menace pour la communauté marocaine pour le moment»; «Les manifestations se délimitent dans certaines zones précises. Tant que les étudiants marocains se tiennent loin des mouvements de foule, ils ne courent aucun danger». 
    L’Ukraine depuis quelques années attire de plus en plus de jeunes en quête de nouvelles perspectives après leur bac. Ils seraient 2.500 à travers tous le pays selon l’ambassade d’Ukraine au Maroc. La majorité suivent des études de médecine, médecine dentaire, pharmacie et d’ingénierie. Le nombre de Marocains choisissant l’Ukraine pour y effectuer leurs études supérieures «a doublé en l’espace de 3 ans», déclare Koval. Ainsi, de 410 postulants en 2010, ce chiffre est passé à 677 en 2012 puis à 904 visas d’études accordés en 2013.
    Le président de l’Association marocaine d’amitié et de coopération à Kharkov (deuxième plus grande ville d’Ukraine), Mohamed Maachi, confirme l’analyse du chef de la mission ukrainienne à Rabat : «Aucun  marocain n’a été blessé» lors des affrontements entre manifestants nationalistes et pro-russes, qui ont secoué la ville jusqu’au 1er mars dernier.
    Mais les deux n’ont pas les mêmes chiffres sur les effectifs de Marocains étudiants en Ukraine avancés par l’ambassade d’Ukraine à Rabat, et ceux avancés par Maachi dans des déclarations à la MAP varient du simple au double. Selon lui, il y aurait quelque 3.000 étudiants marocains rien qu’au niveau de la Kharkov et 2.000 à Zaporijia (sud de l’Ukraine), soit le double des chiffres avancés par l’ambassade ukrainienne et cela rien que pour deux villes.  L’ambassade du Maroc à Kiev a émis une recommandation de prudence en conseillant à la communauté marocaine sur place de «faire preuve de retenue, d’éviter les lieux publics et de limiter leur déplacement». Contactés par L’Economiste, autant la représentation marocaine sur place et le ministère des Affaires étrangères n’ont pas répondu à nos sollicitations. Jusqu’à aujourd’hui, aucun pays n’a officiellement demandé le rapatriement de ses ressortissants en Ukraine. Mais cette procédure est tributaire de l’évolution sur le terrain, plus précisément du statu quo qui prévaut actuellement en Crimée.


    Amine ATER

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