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    Casablanca
    Le zoo de Aïn Sebaâ bientôt évacué

    Par L'Economiste | Edition N°:4223 Le 28/02/2014 | Partager
    Une lettre ouverte appelle à venir en aide aux animaux «emprisonnés»
    Ils seront déménagés dans 2 mois au zoo de Témara
    Démarrage des travaux d’aménagement en septembre prochain

    Laissé à l’abandon depuis des années, le zoo de Aïn Sebâa a fini par devenir une «prison insalubre» pour animaux agonisants

    Le sort des animaux du zoo de Aïn Sbaâ ne laisse personne indifférent. L’état de délabrement avancé du plus ancien zoo de Casablanca (ouvert depuis 1928) suscite aujourd’hui l’intérêt de la communauté internationale. Des pétitions commencent à circuler sur le net déplorant l’état lamentable des animaux. «Le cas du zoo d’Aïn Sebaâ attire particulièrement l’attention sur la façon dont votre pays traite les animaux qui sont aussi des êtres intelligents, sensibles et pouvant éprouver une grande mélancolie, c’est-à-dire une souffrance mentale bien réelle», souligne la lettre ouverte signée par plusieurs personnes. En effet, laissé à l’abandon depuis des années, le zoo a fini par devenir une sorte de «prison insalubre» pour ses occupants. «Ce zoo abrite des animaux conçus pour les grands espaces et la liberté, qui ont été piégés et arrachés brutalement à leur habitat naturel, et sont exposés, comme de simples objets, à la vue des visiteurs qui n’apprennent rien sur la vie de ces animaux emprisonnés. Beaucoup de touristes affirment même que le zoo d’Aïn Sebaâ est une pure horreur animalière. Les animaux vivent dans des lieux insalubres, nauséabonds, sans hygiène, sans soins, sans nourriture et sans eau», poursuit le texte qui comprend aussi des liens vers des articles et vidéos dans les réseaux sociaux.
    La réhabilitation du zoo de Aïn Sebaâ n’a donc jamais été autant d’actualité. D’ailleurs, une enveloppe vient d’être allouée à ce parc dans le cadre du programme d’urgence de Casablanca (cf. l’édition N° 4211 du 12 février 2014, www.leconomiste.com). Objectif : transformer le parc zoologique de Aïn Sebaâ en un zoo nouvelle génération comprenant un parc de jeux et un espace boisé. En fait, cette opération nécessite un investissement de 250 millions de DH. Or, le plan d’urgence n’a dégagé pour l’heure qu’un budget de 65 millions, de manière à pouvoir lancer les travaux dès cette année. Pour plus de complémentarité dans l’acquisition des animaux, espèces… il est prévu de travailler en concertation avec la société qui exploite le zoo de Rabat.  Le futur zoo sera opérationnel dans 2 ans, selon Mohamed Sajid, maire de la ville. A ce jour, plusieurs études préalables ont été menées par Casa-Aménagement, maître d’ouvrage délégué. Cette société, qui pilote déjà de gros projets comme  Sindiparc et le Grand théâtre, se chargera aussi de la réalisation des travaux de réaménagement du «Jardin zoologique de Aïn Sebaâ».
    En attendant, Casa-Aménagement procède actuellement à un diagnostic vétérinaire, avec le Haut commissariat des eaux et forêts afin de «déterminer le sort de chaque espèce», assure-t-on auprès du maître d’ouvrage délégué. «Certains animaux seront transférés, d’autres euthanasiés ou lâchés dans la nature», poursuit la même source. Un processus qui prendra 2 mois avant de vider complètement les lieux. «Nous allons lancer un appel d’offres pour la maîtrise d’œuvre dans un mois et demi et nous pensons pouvoir démarrer les travaux à proprement dit en septembre prochain». 
    Selon les termes de la convention, liant la wilaya, la commune urbaine, en tant que maître d’ouvrage, et Casa-Aménagement, le zoo gardera son emplacement actuel,  mais verra sa superficie se multiplier par quatre, passant ainsi de 2,5 à 10 hectares. En plus d’un jardin zoologique (2,5 ha), l’objectif est de doter la ville d’un parc de jeux de 2,5 hectares et d’un espace boisé récréatif et didactique de 5 hectares. L’extension du site se fera sur un terrain relevant du domaine public communal comprenant, entre autres, un ancien parc de jeux délaissé. 


    Aziza EL AFFAS

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