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Economie

Benmokhtar s’en prend à l’INDH

Par L'Economiste | Edition N°:4221 Le 26/02/2014 | Partager
Le rapport de l’ONDH très critique sur l’Initiative
Les critères d’octroi de microcrédit rigides
Les communes urbaines absorbent 54,3% des projets de l’INDH

Selon le rapport de l’ONDH, les projets de l’INDH bénéficient moins aux populations les plus pauvres qu’à celles appartenant à la classe moyenne

Rachid Benmokhtar, président de l’Observatoire national du développement humain (ONDH), et également ministre de l’Education nationale, n’a pas tardé à commenter les conclusions de son rapport sur les défaillances de l’INDH. Il considère que «les programmes de l’INDH ont eu un impact positif sur le niveau de vie des populations ciblées». En effet, les revenus des ménages concernés par l’INDH ont enregistré une hausse de 30% par rapport aux autres. D’ailleurs, «l’indice de pauvreté multidimensionnelle a nettement diminué», a-t-il dit sans donner plus de précisions lors d’une table ronde consacrée à l’Initiative et la participation citoyenne, organisée hier à Rabat. Pour mesurer cet impact, l’ONDH ne s’est pas contenté d’analyser l’évolution des revenus des populations ciblées mais s’est également arrêté sur leur consommation. «Celle-ci a également enregistré une augmentation de près de 30%, ce qui démontre encore une fois que les projets de l’INDH ont porté leurs fruits», a-t-il dit. Toutefois, Benmokhtar a déploré que les programmes de l’INDH n’aient pas bénéficié aux populations les plus pauvres, mais plutôt à celles appartenant à la classe moyenne. Pis, «l’impact des projets de l’INDH est moins visible en milieu urbain», a souligné Nizar Baraka, président du Conseil économique, social et environnemental, également présent à cet évènement. En effet, les communes urbaines absorbent 54,3% des programmes.
Par ailleurs, les critiques se sont étendues aux opportunités de microcrédit offertes par l’INDH. Benmokhtar a estimé que les critères d’octroi restent rigides et qu’ils devraient être assouplis.
Le CESE, qui a également été saisi pour diagnostiquer le système, a relevé des failles en matière de gouvernance. Le constat est partagé par l’ONDH qui considère que la gouvernance de l’INDH devrait évoluer pour se conformer à la nouvelle architecture de la gestion territoriale. L’idée est de revoir le statut des présidences des comités régionaux et provinciaux de l’INDH. Benmokhtar leur propose de se transformer en représentant de l’Etat ou en président de l’assemblée élue. De son côté, le président du CESE a mis l’accent sur la nécessité de renforcer les capacités de l’INDH pour dépasser la notion d’assistanat. Il a également insisté sur l’accompagnement des acteurs, notamment la société civile.
Hajar BENEZHA

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