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Economie

New York Forum Africa
Comment assurer un développement inclusif

Par L'Economiste | Edition N°:4221 Le 26/02/2014 | Partager
Une rencontre les 23 et 24 mai à Libreville
Plus de 1.500 participants attendus

«Il n’est pas possible de laisser des tranches de la population sur le bas-côté de la route. Les investissements étrangers ne peuvent pas bénéficier qu’à certains projets ou certaines couches sociales», explique Richard Attias, fondateur du New York Forum Africa

LA troisième édition du New York Forum Africa ouvrira ses portes le 23 mai à Libreville au Gabon. Cette année, experts et personnalités politiques vont débattre de la transformation galopante du continent. Les organisateurs attendent plus de 1.500 participants de haut niveau.  Richard Attias, fondateur du forum, explique les enjeux de cette rencontre.

- L’Economiste: Plus de 1.500 participants attendus. Qu’est-ce qui explique cet engouement pour le forum Africa?
- Richard Attias: C’est la troisième édition que nous organisons cette année. S’il y a tant de personnes qui y viennent, c’est qu’elles y trouvent de l’intérêt. Mon expérience m’a démontré que pour parler de l’Afrique, il faut être sur le terrain et aller à la rencontre des décideurs. Les rencontres physiques sont les plus efficaces parce qu’elles permettent de construire une confiance et une complicité qui sont indispensables dans les affaires. Ces rencontres permettent également de comprendre les différences culturelles et les opportunités. De plus, ces plateformes sont irremplaçables par les réseaux virtuels. Le deuxième intérêt est que l’Afrique est un continent à forte croissance. Il y a des opportunités et des risques qu’il faut bien connaître. Il n’est pas possible d’aller à corps perdu dans des projets ou des pays dont on ne sait pas vraiment quelles vont être leur pérennité et leur sécurité. C’est dans ce sens que nous essayons d’apporter un éclairage régulier sur l’évolution de ce continent.

- Est-ce que l’Afrique est capable de prendre en main son développement?
- Oui et Non. Oui parce qu’il y a la volonté politique pour faire émerger un secteur privé indispensable à la pérennité d’une économie. Le développement en partenariat public/privé (PPP) et le co-investissement sont également soutenus. Le Maroc est le parfait exemple de cette volonté, avec le Souverain qui visite plusieurs pays africains avec une importante délégation d’hommes d’affaires. Ce modèle est clairement visible dans un certain nombre de pays subsahariens. Et non dans le sens où il y a des risques qu’il faut stabiliser sur le plan sécuritaire, politique et de la gouvernance.
Le développement ne pourra se faire sans les investisseurs internationaux qui sont frileux, que ce soit les Américains, les Européens, les pays du Golfe ou encore l’Amérique latine. Ces gens-là ne mettent pas des millions de dollars dans un pays dont ils ignorent l’avenir. Autre point, il faut absolument assurer dans certains pays un développement économique inclusif. Il n’est pas possible de laisser des tranches de la population sur le bas-côté de la route. Les investissements étrangers ne peuvent pas bénéficier qu’à certains projets ou certaines couches sociales. Il faut diversifier les projets en créant des emplois. Et c’est là l’une des obsessions du Forum New York Africa.
-  L’instabilité de certains pays ne requiert pas plus de prudence avant d’investir?
- L’Afrique, c’est 54 pays. Même s’il y a des drames sécuritaires dont 4 ou 5 pays, cela représente moins de 10% du continent. Nous ne pouvons pas demander à un continent de 1 milliard d’habitants d’attendre pour se développer. L’Afrique du Sud, le Nigeria, le Ghana, le Maroc ou la Tanzanie n’ont pas attendu que les guerres soient éradiquées.

- Les offensives chinoises et européennes sont de plus en plus importantes en Afrique. Par contre, les Etats-Unis restent en retrait. Pourquoi ce choix?
- Vous avez parfaitement raison. Moi qui réalise une bonne partie de mon activité aux Etats-Unis, je ne cesse de dire à mes amis américains que vous regardez le train passer. Lorsque le président Obama fait un voyage en Afrique, il ne visite que trois pays. Ce n’est pas ainsi que l’on peut s’intéresser à un continent. Il y a d’abord un problème culturel. Dans les équipes du président, très peu connaissent bien l’Afrique. Le continent est d’abord perçu à travers un point de vue politique. Maintenant, il y a une prise de conscience. D’où l’organisation d’un grand sommet Afrique/Etats-Unis qui se tiendra à Washington. Les Américains préparent la bonne équation pour être les égaux des Chinois ou des Européens. Pour cela, il faut avoir la compétence technique et le financement compétitif.

Communication d’influence

RICHARD Attias est fondateur de «Richard Attias & Associates». Basé à New York, ce cabinet est spécialisé dans la communication d’influence et l’organisation de séminaires internationaux, notamment le New York Forum. Il a aussi organisé les dernières assemblées de la BAD à Marrakech. Avant de lancer  sa propre affaire, Attias était président de Publicis Events Worldwide.

Propos recueillis par
Ilham BOUMNADE

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