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Tribune

Prévention du risque
Un ingrédient majeur d’une culture risque intégrée
Par Catherine BOUDEWYN

Par L'Economiste | Edition N°:4218 Le 21/02/2014 | Partager
La destination Maroc encore au stade de sensibilisation
Ressources naturelles, santé, hygiène et éducation... les points faibles
Peu d’investissements dans des projets verts

Catherine Boudewyn, dirigeante de la société Mancapital, expertise en management du risque client et CODEVeloppement des hommes

La situation socioéconomique actuelle donne lieu à une véritable dualité entre la protection des intérêts économiques et financiers des entreprises et la protection du consommateur. Ainsi, les conditions d’acceptation et les processus de contrôle ont largement été renforcés. Ceux-ci s’empilent jusqu’à constituer un millefeuille particulièrement indigeste pour ses utilisateurs.
Ne dit-on pas que «trop de contrôle tue le contrôle?»
Ces mesures souvent radicales viennent impacter les volumes d’affaire, les ratios d’encaissement recouvrement, l’engagement des collaborateurs et contribuent à alimenter l’incompréhension du public.
Les excès ou du moins le manque de discernement auxquels le principe de précaution peut conduire s’observent dans bien d’autres domaines, tels que la santé, le voyage, les transports. Parmi ceux-ci, rappelons les conséquences de la lutte contre la grippe A H1N1 en France ou encore la gestion  de l’incident du nuage de cendres en 2010 en Europe. Les travaux menés par l’OPECST (Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques) en juillet 2010 soulignaient deux préoccupations majeures:
- Promouvoir une synergie efficace entre les différents acteurs impliqués et aux différents stades;
- Prévenir toute dérive de l’application du principe de précaution.
Ces deux préoccupations majeures peuvent s’appliquer à toute entreprise concernée par une prise de risque vis-à-vis d’un client. Alors, pourquoi ne pas plutôt adopter un «principe de prévention»?
Tout dépend du temps que l’on veut bien y consacrer. Hélas, personne aujourd’hui ne prend le risque de prendre du temps pour poser ces nouvelles bases de la «culture risque» tant la pression sur des résultats et un redressement immédiats est forte! 
Nous restons ainsi trop souvent cantonnés à des actions «coup de poings» qui ne s’inscrivent dans aucune continuité ni cohérence.  
La  politique d’anticipation du risque existe déjà dans certaines entreprises et notamment dans les banques et sociétés de financement; des scores de prédiction du risque ou encore des scores d’acceptation ainsi que des indicateurs de prévention et une politique risque adaptée ont été mis en place. Mais ces outils ne valent que s’ils sont bien utilisés, et c’est pourquoi  le facteur humain reste essentiel. Car finalement, lors d’un premier rendez-vous commercial, ce sont bien deux individus qui se rencontrent, l’un voulant acheter et l’autre vendre… 
La «culture risque» doit devenir un véritable projet d’entreprise ayant pour objectif de mieux maîtriser le risque et surtout de poursuivre une activité commerciale plus rentable et dans un climat plus serein.
Il est en effet tout à fait possible de «vendre  mieux» en alliant quantité et qualité grâce à des procédures simples à comprendre et surtout simples à utiliser impliquant adaptation de la communication et comportements plus pédagogiques. Ces derniers permettront également de développer, voire de retrouver des réflexes de bon sens pour estimer un risque, limiter les entrées en recouvrement et se concentrer sur ce qui est réellement risqué. Il est temps de différencier précaution et prévention.

 

Projet d’entreprise

La prévention du risque est un des ingrédients essentiels à  l’émergence d’une véritable «culture risque». Celle-ci n’est viable et pérenne qu’à la condition d’une réelle prise de conscience et d’une forte implication des directions générales. Construire des fondations solides, résistantes à des situations économiques plus tendues, un turn over de collaborateurs, des fusions,  réclame davantage de temps  et d’efforts qu’une simple construction provisoire. La «culture risque» doit devenir un véritable projet d’entreprise ayant pour objectif de mieux maîtriser le risque et surtout de poursuivre une activité commerciale plus rentable et dans un climat plus serein.

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