×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Entreprise Internationale

Facebook paye très cher son amitié à WhatsApp

Par L'Economiste | Edition N°:4218 Le 21/02/2014 | Partager
La société a été rachetée à 19 milliards de dollars
La valorisation soulève des interrogations

L’OFFENSIVE de Facebook sur le marché du mobile se concrétise. Le réseau social a annoncé «un accord définitif» pour le rachat de l’application de messagerie instantanée «WhatsApp», qu’utilisent beaucoup de Marocains sur leurs smartphones.
Montant de la transaction: 16 milliards de dollars, valorisation qui a étonné bien des analystes pour une entreprise qui ne dégage aucun bénéfice, en plus de 3 milliards de dollars en actions versés aux  fondateurs et aux employés. Cette deuxième participation sera déboursée sur une période de quatre ans.
Créé en 2009, WhatsApp a rapidement séduit les utilisateurs de smartphones. Marck Zuckerberg (patron de Facebook) décrit l’entité comme «le service de messagerie le plus populaire dans le monde». Bien qu’omniprésente sur les smartphones (elle est généralement pré-installée sur les mobiles à l’achat), l’application est née avant la fièvre des téléphones intelligents comme une alternative pour couvrir la cherté des SMS classiques.
La start-up compte aujourd’hui plus de 450 millions d’utilisateurs actifs par mois (dont 320 millions l’utilisent chaque jour), contre 200 millions il y’a à peine dix mois. Optimiste sur son potentiel de croissance, le patron de Facebook a affirmé: «WhatsApp est sur le point de connecter un milliards de personnes. Les services qui atteignent ce seuil ont une valeur incroyable». 
La société californienne a suivi une politique d’embauche très ciblée, avec une majorité d’ingénieurs dans son effectif réduit à 55 personnes. Ce qui explique le dollar annuel que sont supposés payer les clients ayant téléchargé l’application. Pour les fondateurs de l’entreprise, cette somme serait suffisante pour maintenir à flot la société.
Comme pour Instagram (une application pour mettre en ligne des photos), que Facebook avait rachetée pour environ 700 millions de dollars, WhatsApp devrait rester une entité indépendante. «Nous allons pouvoir passer plus de temps à bâtir un service de communication aussi rapide, abordable et personnel que possible. Pour nos utilisateurs, rien ne changera», assure Jan Koum, PDG et co-fondateur de la société. C’est aussi une revanche de la «nouvelle économie».

Une opération défensive

LE rachat s’inscrit aussi dans une logique défensive. Il permet à Facebook de neutraliser un concurrent qui menacerait son activité et en même temps remettre la main sur ceux qui ont délaissé son réseau au profit des nouvelles plateformes de communication.
La messagerie est considérée comme un domaine stratégique par Mark Zuckerberg. Facebook dispose d’une application mobile, baptisée Messenger, qui englobe ses services de chat et de messagerie. Ce qui n’a pas empêché Zuckerberg de signer un gros chèque. «WhatsApp et Messenger répondent à des besoins différents», explique Zuckerberg, et il poursuit: «Messenger n’est pas vraiment utilisé de manière instantanée, mais davantage comme des e-mails envoyés entre amis Facebook. WhatsApp au contraire se rapproche des SMS».

Amine ATER

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc