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Entreprises

Procter & Gamble réduit sa voilure

Par L'Economiste | Edition N°:4218 Le 21/02/2014 | Partager
Le site de Mohammedia sera cédé à Fater, une société européenne
La société se désengage de «l’eau de Javel» et des couches-culottes
Pour les autres produits, c’est l’incertitude totale

Procter & Gamble s’apprête à se désengager de l’activité «eau de Javel» et de la production de couches au Maroc. Une mesure qui fait suite à la décision de la maison mère de céder son activité «eau de Javel» à travers le monde. Et c’est Fater, société européenne, qui reprendra cette activité dans la zone Europe centrale, Europe de l’Est, Moyen-Orient et Afrique, Maroc inclus. Cette entreprise, dont les produits les plus emblématiques sont les détergents commercialisés sous  la marque Tide ou encore les couches pour bébés (Pampers), dispose de deux sites de production: un à Casablanca et l’autre à Mohammedia qu’elle cède également à Fater. Les lignes de production des couches seront donc entièrement transférées. «L’activité des couches bébé au Maroc reste toutefois d’une importance stratégique pour P&G», indique l’entreprise. Elle continuera d’alimenter le marché mais via les plate-formes d’approvisionnement de la région. Il reste à régler le dossier social car l’abandon de la production des couches aura une incidence sur le volume de l’emploi.
Le retrait de la multinationale de l’usine de Mohammedia en particulier serait notamment motivé par des coûts de production qui ne sont plus compétitifs. Depuis quelques mois déjà, certains opérateurs avaient attiré l’attention sur la multiplication des taxes qui gênent la compétitivité industrielle.  P&G n’a pas pu résister aux assauts des produits de contrebande qui sont vendus à des prix imbattables. Ce «départ» est également un choc pour toutes les entreprises qui gravitent autour des sites de Mohammedia. Des fournisseurs et des prestataires, dont une grosse partie du chiffre d’affaires est liée à P&G, devront s’adapter à un nouveau contexte.
En plus du site de Mohammedia, P&G compte une usine à Aïn Sebaâ, laquelle est considérée comme un hub à travers lequel les affaires et les marques P&G sont gérées dans la région. Le sort de cette usine reste posé. Des informations, non confirmées pour l’heure, évoquent un transfert de la production de ce site vers le Nigeria d’ici 2016 ou 2017.
L’entreprise avait signé deux conventions d’investissement avec le gouvernement marocain. La première en 2001 pour un montant de 380 millions de DH et la seconde date de 2007 pour un montant de 220 millions de DH. Ces deux conventions seraient entièrement réalisées. La société ambitionnerait aussi de faire de Casablanca une plateforme d’exportation pour toute l’Afrique. L’on parle même d’une troisième convention d’investissement de 220 millions de dirhams. L’objectif étant d’accroître les capacités d’exportation vers l’Afrique du Nord et de l’Ouest.
Les célèbres marques de lessive de P&G,  Tide et Ariel sont liées à l’histoire industrielle du pays au même titre que certains anciens fleurons comme General Tire qui a dû fermer après le retrait du fabricant de pneumatique Continental.

Flashback

Procter & Gamble est présente au Maroc depuis 1953, date à laquelle l’entreprise avait démarré la distribution de détergent en poudre par le biais de Morocco Botling Company qui constituait son relais commercial au niveau local. En 1958, le Maroc avait approuvé une implantation directe. La filiale marocaine, Industries Modernes Marocaines, a démarré ses activités avec une seule marque, Tide. Une première unité de production est construite à Casablanca puis une deuxième à Mohammedia en 1993. Le développement industriel de l’entreprise au Maroc s’est effectué  en fonction des politiques économiques du pays. La libéralisation de l’économie a permis d’accroître les capacités de production ainsi qu’une certaine diversification. En 2007, la société change d’appellation pour devenir Procter & Gamble North West Africa, filiale à plus de 99,9% du groupe P&G. Elle pilote depuis Casablanca le développement du groupe en Algérie.

Khadija MASMOUDI

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