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Analyse

Médicaments
Entente cordiale au nom de la santé!

Par L'Economiste | Edition N°:4218 Le 21/02/2014 | Partager
Les temps difficiles de la libéralisation

 
Rendons à César ce qui est à César. De la production au packaging, ce sont des infrastructures et des machines hautement sophistiquées qui saisissent le regard.
Chaque laboratoire présente ainsi au ministre de la Santé, El Houssaine Louardi, «ses exploits et son savoir-faire» (voir p. 6 & 7). «Nous voulons montrer au ministre l’importance des investissements dans l’industrie pharmaceutique», confit un membre de l’Association marocaine des industries pharmaceutiques (AMIP).
Il faut bien mettre en avant une industrie «fortement impliquée dans le bien-être du citoyen», assurent en chœur les opérateurs hôtes. Le patron de Galenica, Abdelghni El Guermai, ne manquera pas de vanter «les progrès technologiques mis au service de la santé et la chasse aux pertes industrielles et aux déchets» jusqu’à faire visiter le réfectoire du personnel au ministre de la Santé.
Il n’est par ailleurs plus question pour les industriels de remettre en question le fameux décret sur la baisse des prix des médicaments: «Nous n’avons rien à reprocher au ministre», affirme le PDG de Sothema. Son frère d’armes, Ali Sedrati, nouveau président de l’Amip, est sur la même longueur d’onde: «Nous sommes un maillon du ministère de la Santé et nous devons travailler de pair». Au profit du marché et du consommateur bien entendu. Tout est beau dans le meilleur des mondes? Les derniers chiffres relèvent une contraction du marché privé du médicament (voir p. 4). 
Malgré «les prouesses industrielles» de ses adhérents, l’Amip se plaint pourtant «de plusieurs handicaps»: étroitesse du marché, sous utilisation de l’outil de production, faible pouvoir d’achat, faible couverture sociale. Conséquence, la consommation moyenne est d’environ 400 DH/an. «Les maux» des industriels pharmaceutiques ne s’arrêtent pas là. Ils déplorent la «pénalisation de plus en plus importante de la fabrication locale»: démantèlement douanier, ouverture du marché, accords de libre-échange. Le vent tourne. Est-ce là l’effet boomerang d’un discret protectionnisme qui a trop duré? Le feuilleton libéral ne compte pas s’arrêter là.
Les négociations autour de l’Accord de libre-échange complet et approfondi (Aleca) compte une composante propriété industrielle et où couve le dossier des génériques.
En fait, il va falloir rattraper les erreurs et l’immaturité passée. Les industriels eux doivent retrousser leurs manches et préparer l’avenir.

Production, suivez le guide

LE principe est presque le même. La chaîne de production est constituée d’une première étape où l’on pèse les ingrédients de base. La procédure diffère selon si le médicament est solide ou liquide. Les gestes sont mécaniques et méticuleux dans une filière qui compte 12.000 emplois directs. Ainsi préparés, les produits destinés à être solides sont compressés. Puis vient l’étape de l’enrobage et de la dragéification. S’ensuit le conditionnement primaire et secondaire avant de stocker et de mettre en vente les lots. Evidemment, le contrôle qualité se fait tout au long de la production. La consommation per capita est de 8,6 boîtes par personne/an, selon une étude du Conseil de la concurrence.

F.F & S.B.

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