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Politique Internationale

Iran: Rohani cerné par les conservateurs

Par L'Economiste | Edition N°:4211 Le 12/02/2014 | Partager
Le programme du gouvernement bloqué par l’aile dure du régime
35e anniversaire de la révolution islamique sur fond de tensions internes

Bien que le président Rohani est plus ouvert aux négociations sur le nucléaire que son prédécesseur, il doit en même temps ménager l’aile dure du régime «allergique» à tout compromis

L’Iran a fêté, le 11 février 2014, le 35e anniversaire de la révolution islamique, célébrant l’arrivée au pouvoir de l’imam Khomeiny et la chute du Shah. Une commémoration marquée par des avancées dans les négociations nucléaires avec la communauté internationale.
«L’Iran est déterminé à mener des négociations justes et constructives dans le cadre des règles internationales et nous espérons qu’une telle volonté existe chez les autres», a déclaré Hassan Rohani, devant des milliers de personnes rassemblées hier autour de la place Azadi à Téhéran. Le président iranien a aussi tenu à réagir aux déclarations de responsables américains, sur le maintien de l’option militaire en cas d’échec de la voie politique dans le dossier du système nucléaire iranien : «Je dit clairement à ceux qui ont l’illusion qu’il existe sur leur table l’option d’une menace contre notre nation qu’ils doivent changer de lunettes, car l’option d’une action militaire contre l’Iran n’existe sur aucune table au monde». 
Depuis son élection, le président Rohani, qualifié de modéré, a entamé une politique de rapprochement avec les Occidentaux, dans l’espoir de mettre fin aux sanctions décrétées contre Téhéran.
Cette politique ne fait pas l’unanimité. Les conservateurs qui avaient fait profil bas après l’élection de Rohani semblent avoir repris du poil de la bête. Il y a quelques jours, l’Ayatollah Khamenei, la plus grande autorité du pays, s’est vu obligé de prendre la défense du gouvernement, en déclarant, «ce gouvernement n’est en place que depuis quelques mois. Il faut donner du temps à ses membres d’appliquer leur plan».
Premiers visés par cette déclaration, les ultraconservateurs, suite à l’incident du 5 février, lorsqu’une intervention télévisée de Rohani a été retardée plus d’une heure officiellement «pour des raisons techniques». Justification balayée d’un revers de la main par le président iranien, qui a accusé le responsable de la télévision publique (traditionnellement contrôlée par les conservateurs) de perturber son «débat avec le peuple». Rappelons que l’aile dure du régime est viscéralement contre tout compromis sur le nucléaire, interprété comme de la «trahison».    
Autre point de discorde entre majorité et opposition, la libéralisation d’internet et surtout les réseaux sociaux (une promesse électorale de Rohani). Initiative que les conservateurs refusent en bloc, en arguant que ce sont des instruments de propagande idéologique et culturelle de l’Occident.
Autre promesse de campagne que Rohani peine à appliquer, la libération des détenus suite aux manifestations de 2009 incluant les leaders du mouvement. Jusqu'à maintenant, seule une douzaine de détenus ont pu être libérés. Même son de cloche pour la réintégration des étudiants expulsés pour leur sympathie aux protestants de 2009, bien que Rohani ait ordonné leur réadmission en septembre. Les conservateurs ont bloqué cette décision au Parlement.

Amine ATER

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