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Economie Internationale

Prévisions: L’OCDE fait son mea-culpa

Par L'Economiste | Edition N°:4211 Le 12/02/2014 | Partager
La croissance du PIB a été surestimée entre 2007 et 2012
Les pays ouverts aux événements extérieurs les plus touchés

Les erreurs ont été calculées en faisant la différence entre la croissance effective et la prévision de croissance à chaque horizon de prévision, la croissance effective
correspondant au taux réel publié en mai de l’année suivante. Une erreur moyenne négative (positive) indique une sur(sous)-estimation. Pour le Chili, l’Estonie, l’Indonésie, Israël, la Slovénie et l’Afrique du Sud, les données recueillies sont seulement partielles. Les pays faisant partie du groupe «zone euro - vulnérables» sont la Grèce, l’Irlande, l’Italie, le Portugal et l’Espagne

POURQUOI les prévisionnistes n’ont-ils pas pu anticiper la crise financière? Comment expliquer les erreurs de prévision macroéconomique? Pour essayer d’expliquer ce qui s’est passé pendant et après la crise financière, l’OCDE (1) dresse son propre constat et étudie minutieusement les raisons derrière ce «clash» économique.
Les enseignements du chaos mondial ont été largement débattus lors du Forum de Paris-Casablanca Round le 5 février dernier. «L’incapacité à prévoir et à anticiper, c’est là la première grande défaillance dévoilée par cette crise», avait lancé Mohamed Boussaid, ministre de l’Economie et des Finances (cf. notre édition N° 4207 du 06/02/2014).
Les experts du Château de la Muette ont mis le doigt sur les enseignements qui peuvent être tirés des différentes erreurs relevées durant la période 2007-2012. La croissance du PIB a, en moyenne, été surestimée reflétant des erreurs non seulement au plus fort de la crise financière, mais aussi pendant la reprise qui a suivi. Le début de la crise dans la zone euro en 2010, avec la réévaluation des risques pesant sur la dette souveraine et le secteur bancaire, a par la suite donné lieu à une nouvelle période de croissance décevante par rapport aux prévisions.
Plusieurs facteurs expliquent les erreurs de prévision. L’ouverture au commerce international et la part du total des actifs bancaires nationaux détenus par des banques sous contrôle étranger présentent une corrélation négative avec les erreurs de prévision sur toute la période. Ce qui explique que les projections n’ont pas intégré la notion de la mondialisation avec la probabilité d’une transmission de chocs économiques et financiers aux différents pays et marchés.
Les erreurs ont été signalées aussi pour les pays où la réglementation des marchés du travail et de produits était la plus stricte avant la crise.  Une fois la reprise amorcée, la croissance a été plus fragile que prévu dans les pays où les banques avaient de faibles ratios de fonds propres avant la crise. La liste des erreurs ne s’arrête pas là. Les pays dans lesquels l’assainissement budgétaire a été plus vigoureux que prévu sont aussi ceux où la croissance a été inférieure aux prévisions, mais ce constat ne vaut que pour certaines années, et seulement lorsque la Grèce est prise en compte. L’hypothèse selon laquelle la crise de la zone euro allait s’estomper au fil du temps et les écarts de rendement des obligations souveraines se resserrer a constitué une source d’erreur plus importante.
L’OCDE n’est pas la seule à relever des erreurs de prévision, mais aussi des études du FMI ont mis en avant une corrélation négative entre les erreurs de prévisions de croissance du PIB en 2010-2011 dans ses Perspectives de l’économie mondiale du printemps 2010 et les projections d’assainissement budgétaire durant cette période. Ceci suggère que les multiplicateurs budgétaires ont été fortement sous-estimés. Ce qui est sûr, c’est que les différents bilans dressés à la suite de la crise ont entraîné des changements dans les méthodes de travail et de calculs des prévisions que ce soit à l’OCDE que chez les autres institutions de prévisions. Celles-ci prêtent davantage attention aux fluctuations des marchés des capitaux et une grande importance est accordée à l’évaluation des risques (cas de Coface) et aux retombées internationales (FMI, Banque
mondiale…).

 

Fatim-Zahra TOHRY
(1) OECD (2014), «Prévisions de l’OCDE pendant et après la crise financière: un post mortem», Note de politique économique du département des affaires économiques de l’OCDE, No. 23, février 2014.

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