×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Réformes: Le Maroc doit être moins frileux

Par L'Economiste | Edition N°:4211 Le 12/02/2014 | Partager
Cela est nécessaire pour accélérer le rythme de croissance économique
La couverture des risques est aujourd’hui un outil de compétitivité

Les animateurs de la cinquième édition des intégrales de la Finance sont unanimes sur l’importance pour le Maroc d’adopter une politique plus audacieuse pour trouver une croissance vigoureuse et durable. Et, la gestion des risques doit être une composante importante des réformes à entreprendre

«NOUS sommes arrivés à un moment où la quotité de risque que nous prenons chaque jour devra augmenter pour entamer une nouvelle ère de prospérité».
La réflexion d’Anas Alami, directeur général de la Caisse de dépôt et de gestion au cours de la 5e édition des Intégrales de la Finance semble être partagée par les nombreux experts présents à l’événement. En d’autres mots, le Maroc doit être plus audacieux.
Le Royaume vit au rythme des réformes ces dernières années. Mais, soit elles sont lentes à se mettre en place soit elles n’ont pas jusqu’ici donné les résultats escomptés. Certes, la croissance économique s’est établie en moyenne entre 4 et 5% sur les dix dernières années, ce qui reste relativement une bonne performance au regard de la  conjoncture internationale. «Mais l’on ne peut pas se contenter de ces niveaux», prévient Ahmed Rahhou, présidentdirecteur général du CIH. «Il faut vraiment que l’économie marocaine accélère. Il nous faudrait une croissance de l’ordre de deux chiffres ou qui s’en rapproche pour pouvoir résorber le chômage mais également rattraper le retard de développement sur certains pays qui étaient au même niveau que nous il y a quelques années». Les pistes d’amélioration sont importantes, en l’occurrence sur la compétitivité des entreprises.
Le cadre réglementaire doit offrir plus de possibilités aux opérateurs. Ce qui n’est pas encore le cas surtout en matière de couverture de risques. Or, pour les experts, la couverture des risques est aujourd’hui un outil de compétitivité. «L’analyse, la mesure et la couverture de risques sont des instruments de compétition aujourd’hui et ne sont pas simplement des choix ou encore un luxe à offrir aux entreprises», relève Rahhou.
Le développement de ces instruments passe notamment par l’accélération de la réforme du marché des capitaux. En dehors du crédit bancaire, les sources de financement exploitables par les entreprises sont limitées.
Dans le même temps la morosité de l’environnement économique et la montée du risque ont rendu l’accès au financement bancaire difficile. La croissance des crédits s’est limitée à 3,5% l’année dernière. Cette donne rend encore plus nécessaire l’accès aux ressources du marché pour les entreprises. Sachant qu’elles ne peuvent pas se reposer principalement sur l’autofinancement.
Par ailleurs, la forte présence du Trésor sur les marchés ces dernières années n’est pas vue d’un bon œil. De plus les investisseurs manquent de repères sur le marché. «Il est urgent d’avoir une courbe de taux qui permette d’avoir un marché dynamique et qui offre une certaine variété pour les investisseurs», relève Hamid Tawfiki, administrateur directeur général de CDG Capital.

Verbatim

Ahmed Rahhou, président-directeur général du CIH: «L’offre exportatrice marocaine rapportée à la population est 2 à 3 fois moins importante comparée à des pays comme la Tunisie ou encore la Turquie. Le Maroc a un problème de diversification de la production, de l’offre destinée à l’exportation. La solution passe en partie par la recherche et le développement. Or, les mécanismes disponibles aujourd’hui ne sont pas suffisants».

Jean Cheval, directeur Finance et Risques, membre du comité de direction générale à Natixis: «Quelsque soient les modèles mathématiques, il faut se rappeler que l’on vit dans une économie où il y a le poids de l’humain. Il y a aussi la capacité des dirigeants à bien saisir les moments de cycle économique. Il faudra à cet effet faire bien attention à ne pas chercher à dégager une rentabilité trop élevée dans des périodes de récession» Hamid Tawfiki, administrateur directeur général de CDG Capital: «Il faudra développer une véritable culture du risque chez les investisseurs».

F. Fa

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc