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Analyse

Tourisme
Montée en gamme dans le Nord

Par L'Economiste | Edition N°:4211 Le 12/02/2014 | Partager
Le touriste traditionnel fait place à celui des hommes d’affaires
Le développement économique et industriel de la ville, l’une des causes
Mais l’offre en services ne suit toujours pas

Source: CRT Tanger-Tétouan

Depuis l’entrée en service du port TangerMed et des investissements qu’il a drainés, Tanger a connu une augmentation notable du nombre de visiteurs à caractère professionnel. Une croissance qui s’est accélérée depuis l’annonce et le démarrage de l’usine Renault de Melloussa, et des équipementiers qui l’ont suivie

A tourisme ambitieux, profil nouveau, ainsi que le constatent les professionnels de la région qui sentent bien des changements au niveau de la clientèle. Traditionnellement, les visiteurs de Tanger et région se divisent en deux grands groupes. D’un côté, les résidents, essentiellement des nationaux, fidèles aguerris accrochés à l’image d’une ville balnéaire. Et de l’autre, les non-résidents, essentiellement européens, attachés à l’histoire et à l’aura de Tanger «internationale». Si le premier groupe est resté historiquement assez stable et surtout fidèle, le deuxième a connu diverses transformations, surtout ces dernières années en raison de la conjoncture politique et économique mondiale.
«On assiste à une véritable montée en charge du tourisme d’affaires qui commence à prendre le pas sur le tourisme conventionnel», résume Jose Estevez, président de l’Association des agences de voyages du Nord, (ARAVN), et cela même en l’absence de chiffres permettant de quantifier cette croissance. Un flux qui se fait de plus important et qui a même réussi à doper les chiffres du secteur dans les traditionnelles périodes creuses. «On sent le même effet du côté des touristes nationaux», appuie de son côté Mustapha Boucetta, président du CRT de la région de Tanger-Tétouan.
Ce changement de profil est induit par la métamorphose que connaît la ville, indiquent d’un commun accord les deux responsables. Depuis l’entrée en service du port TangerMed et des investissements qu’il a drainés, Tanger a connu une augmentation notable du nombre de visiteurs à caractère professionnel. Une croissance qui s’est accélérée depuis l’annonce et le démarrage du projet de Renault avec l’usine de Melloussa. Renault, en plus de drainer un flux direct de visiteurs professionnels de différents types, est aussi responsable indirectement d’un flux supplémentaire de visiteurs liés aux équipementiers attirés dans son sillage.
Un bémol tout de même. Le changement dans le profil des visiteurs de la ville n’est pas dû seulement à l’augmentation des touristes d’affaires, mais aussi au déclin du tourisme conventionnel. En effet, la ville n’a que peu ou prou développé et fidélisé les touristes, ces dernières années. Si l’offre hôtelière ne cesse de s’étoffer, il n’en va pas de même pour l’offre «animation», note Estevez. Elle n’évolue pas depuis des années et reste limitée aux cabarets de la corniche de Tanger et de quelques endroits branchés que l’on peut compter sur les doigts de la main. Les efforts pour mettre en valeur les attraits de la ville restent timides, notent les opérateurs. Il est vrai qu’un important travail a été fait ces dernières années, mais la ville manque encore d’un vrai balnéaire. La plage municipale est loin d’offrir dans les conditions actuelles les services de villes concurrentes comme peuvent l’être celles du sud de l’Espagne.
L’optimisme reste cependant de rigueur. En effet, les travaux que connaît l’actuel périmètre du port de Tanger-ville devront doter la ville d’un noyau balnéaire digne de ce nom. Des hôtels, mais aussi des espaces de loisir et de commerce y seront aménagés dans ce qui devrait être le noyau de la future capitale du détroit.

Pouvoir d’achat supérieur

Le touriste d’affaires est un visiteur très prisé. Il est habituellement connu pour avoir un pouvoir d’achat supérieur à celui des touristes conventionnels avec comme avantage supplémentaire celui de ne pas souffrir de saisonnalité. Il permet de la sorte de compenser les périodes creuses quand le tourisme national est en berne.
Mais d’un autre côté, le client «affaires» est de manière générale plus exigeant, à la recherche de services plus spécifiques et professionnels. La question est de savoir si l’offre locale en matière de services pourra suivre.

Ali ABJIOU

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