×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Analyse

Tourisme
Tanger veut faire de l’ombre à Marrakech

Par L'Economiste | Edition N°:4211 Le 12/02/2014 | Partager
Les nuitées en croissance de 7% en 2013
Le million de nuitées à portée de main, si la tendance se poursuit
Offres liées au sport et à la culture... de nouveaux créneaux à exploiter

La saisonnalité du produit touristique tangérois se reflète bien dans les chiffres. A eux deux, les mois de septembre et octobre accaparent le tiers des nuitées réalisées en 2013

Les ambitions touristiques du Nord sont plutôt audacieuses. La région et principalement la ville de Tanger comptent bien capitaliser sur leur aura pour se vendre mieux auprès d’une nouvelle clientèle. Et gravir ainsi les échelons du baromètre touristique national pour se rapprocher des performances des villes du Sud. 
Les arguments qui plaident en cette faveur ne foisonnent certes pas, mais bien utilisés, ils pourraient être très rentables. Aussi, le véritable potentiel de la région se trouve dans les connexions maritimes. Il faut savoir que le port TangerMed dispose d’une capacité d’accueil atteignant les 20.000 personnes par jour, soit l’équivalent de 70 gros porteurs. L’Office national marocain du tourisme (ONMT), à travers son antenne à Torremolinos, travaille actuellement sur cette piste à coup d’opérations de promotion, en collaboration avec le Centre régional de tourisme (CRT) de Tanger-Tetouan. Les organismes passent au crible tout le sud de l’Espagne, ciblant tant les touristes espagnols que ceux issus d’autres marchés émetteurs, tels que la Grande-Bretagne ou l’Allemagne, en visite chez les voisins ibériques. La région peut aussi compter sur l’aérien pour se développer. La ville dispose actuellement d’une quarantaine de connexions directes avec une demi-douzaine de capitales européennes dont Paris, Madrid, Bruxelles et Londres. Les connexions avec les grands hubs européens comme Londres et Madrid lui ouvrent les cieux de l’Asie et de l’Amérique latine. Il faudrait appuyer la destination avec une offre promotionnelle adaptée à ces pays, tout en développant le tourisme de niche et sortir ainsi de la logique balnéaire réductrice dont le Nord a beaucoup de mal à se départir. 
De belles opportunités en théorie qui butent sur une amère réalité. L’absence d’une offre conséquente en matière d’animation ne plaide pas en faveur du développement du secteur en dehors de la haute saison. L’idée d’organiser des corridas lancée l’année dernière par le CRT avait étonné plus d’un. Si elle est difficile à concrétiser, elle n’en reste pas moins un indicateur sur le potentiel de la ville de Tanger et sur les multiples pistes à exploiter qu’ouvrent son histoire et son patrimoine tant culturel qu’architectural. Les idées sont multiples et variées et vont des activités sportives aux activités culturelles. Certaines voies ont déjà été défrichées comme celle de la musique avec le festival de jazz de Tanger ou la musique soufie. Le cinéma aussi avec Tanger comme capitale nationale du 7e art avec le festival national du film et de celui méditerranéen du court métrage ou la tenue d’un prestigieux salon du livre au printemps. Autant d’idées qui devraient inspirer les promoteurs.
Au niveau des statistiques, les chiffres semblent en tous cas encourageants. Le tourisme remonte la pente dans le Nord, et à Tanger en  particulier. Les hôtels classés de la ville ont enregistré en 2013 près de 920.000 nuitées, soit une croissance de 7% par rapport à 2012. Le score tangérois double et atteint 12% si on le compare à 2010, même si la ville reste loin de rattraper Marrakech et ses six millions de nuitées. Selon les prévisions, si la tendance se maintient, le secteur touristique local devrait être capable d’atteindre et même de dépasser la barre symbolique du million de nuitées. Malgré tout, les hôteliers ne sont pas contents. Le taux d’occupation hôtelière a baissé de 5 points par rapport à 2010 pour se placer à 48%. La raison est, selon le CRT, purement arithmétique. En effet, depuis 2010, plusieurs unités hôtelières ont ouvert leurs portes. En attendant que ces unités atteignent leur vitesse de croisière, le taux d’occupation a piqué légèrement du nez pour remonter ensuite, indiquent les hôteliers.
Mais ces statistiques montrent aussi la fragilité du secteur touristique local, trop dépendant du climat. Le mois de décembre a par exemple connu une quasi-stagnation avec une croissance de 3% par rapport au même mois de l’année 2012. Les intempéries et le climat morose qui a régné durant ce dernier mois de l’année n’ont pas encouragé les visiteurs tant nationaux qu’européens à se déplacer.


Ali ABJIOU

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS

Retrouvez dans la même rubrique

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc