×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Politique Internationale

Syrie: Résultats timides de la pression diplomatique

Par L'Economiste | Edition N°:4210 Le 11/02/2014 | Partager
Reprise des négociations à Genève
Deux évacuations de civils assiégés
Pas de solution définitive à l’horizon

L’acheminement des aides reste une opération périlleuse, tout autant que l’évacuation des civils. D’autant plus que le cessez-le-feu négocié pour l’occasion a déjà été violé une fois, et que rien ne laisse supposer que ce ne sera plus le cas

Loin de toutes prémices d’une solution définitive, l’on peut tout de même noter que «quelque chose» est en marche en Syrie. Le pays ne semble plus être cet îlot de violences commentées et condamnées par la communauté internationale sans jamais être contrées. Lundi 10 février, alors que les négociations reprenaient à Genève après une semaine de coupure, l’ONU et le Croissant-Rouge syrien poursuivaient l’évacuation des civils assiégés dans les quartiers rebelles de Homs.
Ainsi, la patience de Lakhdar Brahimi, qui joue le médiateur onusien entre le régime de Damas et l’opposition, combinée à la pression internationale, commence modestement à porter ses fruits. Un premier entretien l’a réuni avec la délégation du gouvernement menée par Walid Mouallem, chef de la diplomatie syrienne, avant la reprise officielle des pourparlers. L’opposition a  présenté de son côté un rapport sur «les violences du régime Assad», faisant état de 1.805 Syriens tués dont 834 à Alep avec 130 barils d’explosifs.
Lakhdar Brahimi avoue que la première session de Genève II n’a pas donné de résultats concluants. Mais espère de réelles avancées cette fois, à commencer par un dialogue direct entre les deux parties aujourd’hui, mardi 11 février.
En attendant, une première tranche de 600 civils a été évacuée par l’ONU et le Croissant-Rouge syrien dans des quartiers assiégés et des aides acheminées aux restants. A l’heure où nous mettions sous presse, l’opération devait être réitérée hier lundi 10 février, malgré la menace d’une nouvelle violation du cessez-le-feu négocié à ce propos.
La France, appuyée par d’autres pays, a décidé de déposer une résolution au Conseil de sécurité onusien pour exiger la systématisation de l’accès humanitaire aux populations civiles dans les villes assiégées. Encore une fois, le veto russe pèse comme une épée de Damoclès sur cette résolution, Poutine ayant déclaré que le moment n’était pas bien choisi pour une pareille résolution, qui pourrait, selon ses dires, «saboter les négociations».
A ce propos, les 300.000 Palestiniens du camp de Yarmouk subissent une situation inhumaine. Après avoir fui leur pays en guerre, voici qu’ils sont entassés dans leur camp, abandonnés par tous, à commencer par leur gouvernement. La situation est telle qu’une centaine de personne sont mortes de faim.
Une précarité inhumaine, qui rappelle aux responsables que le temps perdu en discussion se paye en vies humaines. Les combats ne s’arrêtent pas pendant les négociations, et auraient fait 300 morts pour la seule journée du dimanche 9 février.

Dangereuses alliances avec les milices armées

EN plus de la guerre intestine entre le régime de Damas (chiite) et l’opposition (sunnite), la Syrie doit faire face à la multiplication des groupuscules radicaux particulièrement violents.
Hier, lundi 10 février, au moins 21 civils et 20 combattants pro-régime ont été tués dans un village alaouite de la province de Hama. Plusieurs branches radicales dont Jund al-Aqsa se sont alliées aux rebelles pour participer à l’attaque du village de Maan, où le drapeau noir associé aux groupes radicaux flotte désormais.
Parallèlement, l’opposition se réjouissait du retrait d’un autre groupuscule militarisé, le groupe de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL). Le divorce entre celui-ci et Al-Qaïda a été prononcé récemment et un rapprochement avec le gouvernement actuel lui est prêté. EIIL s’est entièrement retiré de la province pétrolière de Deir Ezzor en ce début de semaine. Des affrontements l’opposaient depuis quelques mois à aux rebelles conservateurs et au Front Al-Nosra affilié à Al-Qaïda.
Il devient impossible de deviner de prime abord qui œuvre pour qui, tant les réseaux sont complexes et les liens obscures.
Une chose est sûre : plus même que le régime de Damas, l’opposition joue un jeu risqué avec des groupuscules radicaux, en faisant tantôt leur bras armé tantôt un ennemi à battre. A supposer que Bachar El Assad tombe et que les rebelles récupèrent le pouvoir, comment pourront-ils gérer le fruit de leurs alliances dangereuses?

Rime AIT EL HAJ

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc