×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Analyse

Parité: «Il faut des lois pour changer les mentalités»

Par L'Economiste | Edition N°:4210 Le 11/02/2014 | Partager
Les hommes décrochent plus rapidement les postes de responsabilité
Il est plus difficile de percer dans le public!

Farida Jaïdi, ancien ambassadeur: «Il faut d’abord renforcer les conditions économiques de la femme pour qu’elle puisse s’imposer après dans le public»

- L’Economiste: Les femmes occupant des postes de responsabilité font-elles face à des résistances?
- Farida Jaïdi: Personnellement, en tant que l’une des premières femmes ambassadeurs du Maroc, je n’ai jamais eu de difficultés à gérer des personnes. J’ai toujours adopté une stratégie de délégation des tâches et de responsabilisation, tout en valorisant les efforts de tout un chacun. Néanmoins, la femme a plus de mal à accéder aux postes de responsabilité. Moi-même j’ai mis beaucoup plus de temps à devenir ambassadeur que mes collègues hommes. Mais la femme peut s’imposer par son travail et son sérieux. Mettre en avant ses compétences et persévérer, c’est ce qu’il y a de plus important. Il ne faut surtout pas baisser les bras!
- Faut-il imposer des lois ou des quotas pour imposer la parité?
- J’ai justement beaucoup milité dans ce sens. J’avais une cellule au sein du ministère des Affaires étrangères afin de travailler sur ce chantier. Malheureusement, il faudrait effectivement imposer des quotas pour arriver à changer les mentalités, au moins le temps que les gens s’habituent à la présence féminine. Cela ne peut pas se faire tout seul, c’est très difficile. L’exemple des femmes policières est très parlant. Au début, certains trouvaient que c’était ridicule. Aujourd’hui, cela ne choque personne. L’éducation est également très importante.

- La femme peut-elle percer plus facilement dans le public ou dans le privé? 
- Il me semble qu’elle peut percer plus aisément dans le privé. Pour le public, ça commence à peine. Je pense que si la femme est forte économiquement, elle peut arriver à décrocher des postes politiques plus tard. Il faut d’abord renforcer les conditions économiques de la femme pour qu’elle puisse s’imposer après dans le public. Son apport est important pour le développement de notre pays, mais ce serait aussi extraordinaire pour l’image du Maroc d’avoir des femmes dans des postes de responsabilité. D’autant plus que nous en avons qui sont très compétentes.
- En tant qu’ambassadeur, quels sont les volets que vous défendiez à l’étranger?
- Comme tous les ambassadeurs, d’abord l’intégrité territoriale. J’essayais également de mettre en avant les progrès réalisés dans notre pays. Je parlais beaucoup de la moudawana qui était très appréciée, même dans des pays comme la suède où la femme jouit d’une place très importante. Le fait d’être une femme musulmane ambassadeur donnait aussi une autre image d’ouverture à notre pays. J’ai, par ailleurs, veillé à développer les volets économiques et culturels.

- Défendiez-vous la cause féminine?
- A l’époque, il y avait sept femmes au gouvernement en plus de la nouvelle moudawana. C’était donc plus facile de défendre l’image de la femme marocaine. Malheureusement, il y a eu un petit recul par la suite... Toutefois, nous nous sommes rattrapés avec le gouvernement Benkirane II. Peut-être qu’un jour nous atteindrons la parité!


Propos recueillis par Ahlam NAZIH

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc