×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Accidents de la route
Tant que la corruption sévit...

Par L'Economiste | Edition N°:4210 Le 11/02/2014 | Partager
Les parlementaires pointent du doigt ce fléau
Le Comité national de sécurité routière lance une offensive
479 millions de DH pour la prévention

L’HÉCATOMBE routière continue de faire des ravages. En effet, le nombre élevé des décès dans le cadre d’accidents de la circulation interpelle les pouvoirs publics, dont les actions n’ont pas permis d’arrêter l’hémorragie. C’est dans ce cadre que les commissions des infrastructures des deux Chambres du Parlement ont organisé, hier, une journée d’études sur la sécurité routière, en présence de Aziz Rabbah, ministre de l’Equipement, et son collègue Najib Boulif, en charge du Transport.
Une occasion pour les parlementaires d’interpeller le département de tutelle sur «l’efficience des budgets dépensés dans les programmes du Comité national de prévention des accidents de la circulation», comme l’a souligné Mohamed Daidaa, chef du groupe parlementaire de la FDT. D’ailleurs, la députée USFP Hasna Abouzayd a appelé les deux ministres à programmer une autre rencontre pour se pencher sur l’examen du budget de ce comité, «constitué d’un compte spécial, qui n’est pas détaillé dans la loi de Finances». Cette année, le budget du Comité s’élève à 479,6 millions de DH, comme l’a indiqué Benaceur Boulaajoul, secrétaire permanent du Comité.
A cela s’ajoute 300 millions de DH mobilisés par le ministère du Transport pour la mise à niveau des infrastructures routières. En face, «le Maroc perd chaque année 11 milliards de DH suite aux dégâts des accidents, qui n’ont baissé que de 8%, en dépit des montants dépensés», a noté Daidaa. C’est pour cela que le Comité national de prévention des accidents de la circulation a mis en place une série d’initiatives pour renforcer la prise de conscience des citoyens des dangers de la route. En plus des émissions TV et radio, Benaceur Boulaajoul compte également miser sur l’impact des réseaux sociaux pour sensibiliser les jeunes. Parallèlement, une série de concours ont été organisés, notamment en matière de meilleur conducteur, meilleur projet d’écoles primaires en sécurité routière, et meilleure invention.
Les résultats seront dévoilés la semaine prochaine, à l’occasion de la journée nationale de la sécurité routière, célébrée le 18 février. Le Comité compte également lancer une série de programmes, notamment 3 circuits interactifs pour consacrer la culture de la sécurité routière, qui seront réalisés avec un budget de 15 millions de DH. D’autres projets seront également menés en partenariat avec des ONG, nécessitant la mobilisation de 5 millions de DH. Parallèlement, le Comité de prévention des accidents a lancé une série d’études, dont celle visant la mise en place d’applications pour smartphones relatives à la sécurité routière. Pour le volet du contrôle, le Comité prévoit l’acquisition de radars et d’alcootests au profit des forces publiques. D’autres mesures au profit des conducteurs sont prévues comme l’achat de casques pour les motards ou encore des bandes fluorescentes pour améliorer la visibilité des camions durant la nuit. 
Par ailleurs, Najib Boulif a mis l’accent sur les trois principales causes de la persistance du nombre élevé d’accidents de circulation. En tête, l’élément humain, suivi de l’état dégradé des routes et de la vétusté de certains véhicules. Boulif, mais également différents parlementaires, ont souligné la responsabilité des conducteurs dans la hausse du nombre des accidents de la circulation. C’est pour cela qu’ils ont insisté sur l’importance du renforcement du contrôle et des sanctions. Surtout qu’ils étaient unanimes à estimer que la persistance de la corruption sur les routes constitue un facteur amplifiant les risques d’accidents. D’ailleurs, le ministre délégué a rappelé que «les trois mois suivant l’entrée en vigueur du Code de la route a connu une baisse notable du nombre des accidents, avant que la courbe ne reprenne son envolée». Conclusion: «la peur des sanctions, prévues par la loi, a un impact positif sur le comportement des conducteurs», a estimé Boulif. Il a appelé les parlementaires à présenter leurs propositions afin d’améliorer la législation relative au secteur, dans le cadre de la réforme du code du transport. Sur ce point, Hasna Abouzayd a souligné que «les groupes parlementaires n’ont pas introduit de propositions dans ce sens car ils craignent que le gouvernement les ignore en faveur du projet qu’il compte mettre en place». Néanmoins, elle a appelé le ministre à impliquer le Parlement dans ce processus.

Les vacances, saison de tous les dangers!

EN dépit des assurances de Najib Boulif, le nombre des décès dans le cadre des accidents de la circulation n’a pas connu une grande baisse. En effet, il s’est établi à 3.705 morts en 2013 contre 4.167 l’année précédente. Cependant, cela cache une évolution en dents de scie durant la dernière décennie, marquée par l’application du plan stratégique 2003-2013. Ainsi, l’année dernière, le nombre des accidents de la circulation a connu une hausse de 1,4% par rapport à 2012, pour atteindre 68.458 cas.
Néanmoins, cela s’est accompagné d’une baisse de 8,63% du nombre des décès et de 6,77% du nombre des blessés graves, selon Mohamed Khadir, directeur du transport et de la sécurité routière. Celui-ci a souligné que le mois d’août et les périodes des vacances, notamment Aïd Al Adha, connaissent le plus grand nombre d’accidents mortels.
En effet, 30% des décès sont enregistrés en été. Cependant, il a fait savoir que leur nombre a baissé l’année dernière de 67% durant la période estivale, en comparaison avec 2012. Sur ce point, Mohamed Daidaa, chef du groupe parlementaire de la FDT, a fait une proposition originale. Il a appelé le gouvernement à envisager une répartition des vacances en prenant en considération les spécificités régionales, afin d’atténuer la pression sur les routes.

Mohamed Ali MRABI

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc