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Economie

Le gouvernement postule au programme finance climat

Par L'Economiste | Edition N°:4196 Le 22/01/2014 | Partager

Hakima El Haite, ministre déléguée à l’Environnement: «L’objectif de la participation à Davos est d’impliquer le secteur privé dans la finance climat. Ceci, via la préparation d’un plan d’investissement contre le réchauffement climatique qui sera présenté au sommet prévu en septembre 2014 à New York

Le Maroc a tous les atouts pour drainer des financements en faveur du développement durable et de la sauvegarde de l’environnement. Un cadre juridique, des instruments techniques et surtout une stratégie intégrée font du pays le meilleur candidat à ces financements. C’est l’approche que va défendre la ministre déléguée chargée de l’Environnement lors d’une table ronde organisée au forum économique de Davos. Entretien avec Hakima El Haite, ministre déléguée chargée de l’Environnement.   


- L’Economiste: Vous participez aux débats du Forum économique de Davos qui incluent pour la première fois les changements climatiques. Quels sont les enjeux pour le Maroc?
- Hakima El Haite: Le Maroc a été invité ainsi que six autres pays d’Afrique et d’Asie à participer à une table ronde dédiée à la finance climat. Ceci fait suite à la 19e Conférence des parties à la convention cadre des Nations unies (COP19) sur le changement climatique, tenue du 11 au 22 novembre 2013 à Varsovie (Pologne). La Conférence a prévu d’organiser, en septembre 2014, un sommet de haut niveau  dans l’objectif de définir de nouveaux mécanismes et de drainer des financements privés. Et suite aux réunions que nous avons tenues, en marge de la rencontre, avec des bailleurs de fonds, notre pays a été choisi pour participer aux travaux de cette table ronde. Le Maroc va saisir cette opportunité pour mettre en exergue ses projets.

- La charte de l’environnement est dans les circuits d’adoption. Qu’en est-il des instruments techniques?
- Effectivement, la loi-cadre n°99-12 portant Charte nationale de l’environnement et du développement durable (Cnedd) vient d’être adoptée par la Chambre des représentants et nous espérons qu’elle le sera aussi par celle des  conseillers. Cette loi donne une assise juridique aux droits et obligations envers l’environnement. Elle détermine également les orientations futures des politiques publiques en termes de stratégies et actions relatives au développement durable. Le volet technique pour opérationnaliser la Charte est effectif à travers une planification stratégique. Ceci concerne les plans à vocation curative comme l’assainissement liquide et solide et la stratégie nationale de l’environnement qui définit des actions préventives. Et la stratégie du développement durable sera finalisée en mars 2014.

- Le plan d’action du ministère prévoit-il des mesures d’incitations en faveur des investissements dans les activités respectueuses de l’environnement?
- Une attention particulière est  accordée au développement des instruments économiques et financiers destinés à drainer les ressources financières nécessaires à la réalisation de projets publics ou privés. Sans oublier aussi la couverture  des coûts des opérations de traitement et d’élimination des pollutions. Plusieurs instruments sont mis à profit dont le Fonds national de l’environnement, le Fonds de dépollution industrielle (Fodep) et le Mécanisme volontaire de dépollution industrielle hydrique (Mvdih).
Les deux derniers fonds apportent des participations de 40 % dans tout projet de dépollution industrielle. Quant au Fonds national de l’environnement, il soutient   les actions de réhabilitation des décharges publiques et celles de valorisation des déchets, notamment au profit des collectivités locales. Ce fonds sera alimenté dès cette année par les recettes de l’écotaxe sur les matières plastiques instituée par la loi de Finances 2013. Les recettes de cette taxe  utilisées par la suite pour structurer la filière de recyclage du plastique au Maroc.

- Le Maroc subit de plein fouet les effets du changement climatique. Quelles actions pour bénéficier de la finance climat?
- Effectivement, le Maroc, de par sa situation géographique et son climat, est considéré parmi les pays les plus vulnérables au changement climatique. Une  vulnérabilité qui se manifeste par des sécheresses aigues et des inondations dévastatrices. Malgré cette situation, le Maroc s’est engagé de manière volontariste dans une politique d’atténuation des effets du changement climatique menée par une commission interministérielle dédiée. C’est dans ce cadre qu’a été élaboré le Plan national de lutte contre le réchauffement climatique (PNRC). Ce plan, qui est actualisé chaque année, ouvre au Maroc la possibilité de bénéficier des financements prévus par la Conférence de Copenhague de 2009 au profit des pays en développement.
En effet, durant cette conférence les pays industrialisés se sont fixés l’objectif de mobiliser 100 milliards de dollars par an à partir de 2020.


Propos recueillis par A. G.

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