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    Oriental: Début de l’opération de régularisation des sans-papiers

    Par L'Economiste | Edition N°:4184 Le 02/01/2014 | Partager
    Les acteurs associatifs appellent à plus de concertation
    Beaucoup de subsahariens ne répondent pas aux critères d’éligibilité

    C’EST ce jeudi 2 janvier que débutera l’opération de régularisation des immigrés en situation irrégulière au niveau des sept provinces de l’Oriental. Le retrait du titre de séjour, accordé par le Royaume, sera effectué par le postulant lui-même. Une opération qui sera pilotée par le service des affaires intérieures au niveau des préfectures. Ainsi, les différents subsahariens n’auront plus à se cacher dans les sept campements de circonstance qui se trouvent aux alentours d’Oujda. D’autres campements dérisoires couvrent les autres provinces de l’Oriental et du Nord.
    Pour le moment, ces immigrés attendent le début de l’opération pour avoir une idée claire sur leur sort. Plusieurs d’entre eux n’ont pas de papiers ou les ont perdus. C’est ce qu’ils avancent. «Une personne qui arrive au Maroc, de manière illégale, préfère ne pas dévoiler son identité pour ne pas être refoulée directement vers son pays natal, en cas d’arrestation», confie une subsaharienne à L’Economiste. La majorité d’entre eux d’ailleurs sont arrivés au Maroc clandestinement, via l’Algérie. Ce qui les exclut des critères d’éligibilité fixés par le ministère de l’Intérieur et le ministère chargé des Marocains résidant à l’étranger et des affaires de la migration. Ne sont concernés que les conjoints de ressortissants marocains, des conjoints d’autres étrangers en résidence régulière au Maroc, les enfants issus de ces deux cas, des étrangers disposant de contrats de travail effectifs et ceux justifiant de 5 ans de résidence continue au Maroc, ainsi que des étrangers atteints de maladies graves.

    Cette régularisation tant attendue par les subsahariens

    ne profite pas à tous, surtout ceux qui sont entrés de façon illégale au Maroc

    Et c’est pour sensibiliser à ces cas et faire réussir la nouvelle approche marocaine qui se veut globale et humaniste qu’un Collectif civil pour la migration et l’asile vient de voir le jour à Oujda. Il regroupe une soixantaine d’associations actives dans le domaine des migrations au niveau de l’Oriental et du Nord. Un collectif pour observer l’application des textes régissant le déroulement de la régularisation des étrangers en séjour irrégulier au Maroc. Les participants ont déploré la non-consultation des différentes parties concernées par l’opération de régularisation des étrangers et la précipitation dans la définition de critères d’éligibilité en omettant certaines catégories, à l’instar des mineurs non accompagnés. «Nous appelons le gouvernement à prendre des mesures d’urgence, notamment l’institutionnalisation du mécanisme permanent de concertation sur la nouvelle politique migratoire du Maroc, la publication d’un guide pratique concernant l’opération de régularisation contenant les critères et conditions énoncés et la procédure à suivre», souligne Hicham Baraka, président de l’association Beni Znassen pour la culture, le développement et la solidarité.


    De notre correspondant, Ali KHARROUBI

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