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    R&D: Des experts pour attirer les financements

    Par L'Economiste | Edition N°:4183 Le 31/12/2013 | Partager
    La coopération internationale participe à hauteur de 2% au budget total
    Ingénierie du montage des projets, expertise,… ce qui fait défaut
    Le Maroc cherche des fonds auprès de l’UE

    Les derniers chiffres dont dispose le ministère de l’Enseignement supérieur datent de 2010. La coopération internationale fournit seulement 2,1% des dépenses en R&D, soit plus de 117 millions de DH

    CHAQUE année, des milliards d’euros sont offerts pour la recherche et développement dans le cadre de la coopération internationale, mais le Maroc ne sait pas en profiter! Malgré la multitude d’appels à candidature lancés, peu de projets marocains se lancent dans la course pour décrocher des fonds.
    L’Union européenne, par exemple, mobilise quelque 79 milliards d’euros à l’horizon 2020 pour l’espace euro-méditerranéen. Une précieuse manne qui fait rêver les chercheurs de la région.
    Le Maroc, pour sa part, consacre chaque année près de 5,5 milliards de DH pour la R&D, dont  2 à 3% sont issus de la coopération internationale.
    «Toutefois, nous visons à augmenter ce montant pour atteindre 5%», annonce Abdelhafid Debbarh. Comment y arriver? «Nous allons procéder à partir de 2014 à la formation d’experts en mobilisation de fonds pour la recherche, maîtrisant la réglementation européenne», déclare le ministre de l’Enseignement supérieur, Lahcen Daoudi.
    Chaque université aura droit à un expert qui serait capable d’adapter les projets candidats à un financement européen aux normes et aux exigences de l’Union. «L’université Abdelmalk Saadi de Tétouan est leader dans ce domaine. Elle dispose déjà d’un expert en mobilisation des fonds européens pour la recherche scientifique», souligne Debbagh. L’objectif est de profiter au maximum des financements mis à la disposition de l’espace euro-méditerranéen.
    Globalement, l’Union européenne est le principal acteur de coopération scientifique avec le Maroc. La France arrive en tête des pays signataires de conventions en matière d’enseignement supérieur et de recherche scientifique. «180 projets sont financés par la France contre seulement 118 par le reste de l’Europe», souligne Jean-Marie Hornut, responsable au service de coopération et d’action culturelle à l’ambassade de France.
    Afin d’accompagner la recherche scientifique, d’autres mesures doivent être mises en place. «Développer l’ingénierie de montage et accorder de la mobilité aux professeurs sont les principaux axes à améliorer en faveur de la R&D», estime Abdelhafid Debbarh.
    Impliquer les chercheurs marocains dans les réseaux et projets de recherche internationaux s’avère également primordial. «Surtout qu’il est aujourd’hui difficile de trouver un porteur de projet», affirme Mohamed Najim, directeur du laboratoire commun entre le groupe Total et le CNRS au sein de l'université de Bordeaux.
    La réglementation est également à améliorer. Certaines procédures ont tendance à compliquer le processus de financement. «Afin de faciliter les transactions et dissiper les blocages au niveau du financement, un projet de loi sera soumis», avance Lahcen Daoudi.

    La France renforce sa coopération

    LA France, première destination des étudiants marocains, est aussi le principal coopérant en matière d’enseignement supérieur et de recherche scientifique.
    Près de 32.000 s’inscrivent dans les établissements français chaque année. Par ailleurs, cette année a été particulièrement riche. Deux conventions de partenariats avec le ministère de l’Enseignement supérieur français ont été signées.
    La première s’articule autour de la mise en œuvre opérationnelle de l’Ecole centrale de Casablanca qui ouvrira ses portes pour la rentrée 2014. La seconde vise la création d’un institut international euro-méditerranéen de la technologie (INSA international), soutenue par le Groupe INSA France. La vocation de cet établissement est de s’étendre à un centre des hautes études en ingénierie, technologie et management, associant des étudiants de la zone euro-méditerranéenne.

    Ahlam NAZIH & Rajaa DRISSI ALAMI

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