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    Europe

    La Lettonie rentre en force dans la zone euro

    Par L'Economiste | Edition N°:4182 Le 30/12/2013 | Partager
    Un modèle de politique budgétaire
    Chômage, déficit public, compétitivité… les défis

    LA Lettonie va devenir le 18e membre de la zone euro au 1er janvier 2014. Ce pays a accentué les réformes pour sortir son économie de la crise. Il a été touché doublement: d’abord par une inflation élevée, ensuite par la crise mondiale.
    L’octroi facile du crédit et la hausse des salaires ont provoqué de surcroît une «surchauffe de l’économie». Le pays a dû faire appel au FMI et à l’UE pour mettre en place un plan de sauvetage de 7,5 milliards d’euros. Pour en bénéficier, le pays a dû introduire des mesures d’austérité. Il est même qualifié de «modèle réussi» puisqu’il a remboursé sa dette par anticipation. La conjoncture économique était aussi favorable (voir infographie). «Le chemin parcouru par la Lettonie est exemplaire et un modèle de politique budgétaire», avait indiqué récemment Mario Draghi, le gouverneur de la Banque centrale européenne (BCE). Toutefois, le pays doit «réduire le déficit public, baisser le chômage et améliorer sa compétitivité».
    Si la Lettonie a réuni tous les atouts pour intégrer la zone euro, ses voisines et notamment la Lituanie comptent y entrer au plus tard en 2015. Les autres pays candidats doivent redoubler d’efforts. La Hongrie ou la Bulgarie ne remplissent pas tous les critères d’adhésion. La Pologne et la République tchèque souhaitent garder pour le moment leurs monnaies nationales.
    Accueillie dans l’UE en juillet, la Croatie aussi reste sur ses gardes et ne pourrait postuler pour la zone euro avant 3 ou 4 ans. Entre partisans et détracteurs de la monnaie européenne, l’expérience de la Slovaquie et de l’Estonie est globalement positive, avec une conjoncture économique de plus en plus favorable.
    La question des coûts et des profits est aussi soulevée. «Dans les pays qui, avant l’euro, avaient souvent dévalué pour rétablir leur compétitivité, le passage à l’euro aurait dû normalement entraîner une hausse de l’effet de recherche, des gains de productivité plus élevés, une montée en gamme de la production», indique Patrick Artus, chef économiste chez Natixis dans une récente note économique. D’après son analyse, il a été observé (entre la période 1980-1998 et la période 1999-2013), «une hausse des dépenses de R&D en Espagne, au Portugal, en Irlande, une élévation des gains de productivité seulement en Grèce et aucune hausse de la croissance de la productivité globale des facteurs dans aucun pays. Une montée en gamme de l’industrie a été enregistrée seulement en Irlande». En résumé, des évolutions inverses ont été observées dans la quasi-totalité des cas: «Un freinage de la productivité et un recul du niveau de gamme».


    F. Z. T.

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