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    Economie Internationale

    Les risques qui planent sur la croissance

    Par L'Economiste | Edition N°:4181 Le 27/12/2013 | Partager

    Et si on devenait optimiste en 2014? Les institutions internationales et les prévisionnistes conviennent tous que l’économie mondiale verra un début de reprise (cf. notre édition N° 4174 du 18/12/2013, La croissance mondiale de retour en 2014). Mais pour autant, tempèrent-ils, des facteurs de risque persistent. C’est le cas du FMI qui a révisé à la baisse ses prévisions de croissance en 2013 et 2014. Le PIB de la pla nète ne progressera que de 2,9% en 2013 et de  3,6% en 2014.  La nouvelle année apportera aussi son lot de risques, comme le précise Patrick Artus, chef économiste chez Natixis dans sa note économique «Les risques majeurs pour 2014». «Ceci ne veut pas dire que ces cinq risques vont se réaliser, mais qu’il s’agit de risques graves s’ils se réalisent et dont la probabilité est loin d’être nulle», souligne-t-il. Tour d’horizon:

     

    ■ Croissance en France et en Italie: La croissance sera nettement inférieure aux attentes dans ces deux pays. Et pour cause, les indicateurs avancés sont défavorables accompagnés de l’absence de perspective de reprise de l’investissement. Les économies française et italienne souffrent de surcroît d’une compétitivité insuffisante qui déprime leurs exportations, de l’écrasement des marges de l’industrie, d’une pression fiscale en hausse. Il n’est donc pas clair que la croissance puisse repartir dans ces deux pays.

     

    ■ Les dettes souveraines européennes: Le recul de l’inflation a fait apparaître un énorme écart entre les taux d’intérêt réels à long terme et les taux de croissance en Espagne, en Italie, au Portugal, en Irlande. Ceci conduit à nouveau à une forte hausse des taux d’endettement publics impossible à arrêter. En 2013, il faudrait pour que le taux d’endettement public soit stabilisé un excédent budgétaire primaire de 4,5 points de PIB en Espagne, 7,2 points de PIB en Italie, 9,1 points de PIB au Portugal et 3,6 points de PIB en Irlande. Cette forte hausse des taux d’endettement publics les amène dans une zone dangereuse où les taux d’intérêt sur les dettes pourraient remonter rapidement.

     

    ■ La contagion aux pays émergents: Beaucoup de ces pays sont fragilisés par le ralentissement de la croissance et de l’activité industrielle.
    Mais aussi par l’apparition de déficits extérieurs importants liés à la croissance rapide de la demande intérieure, soutenue par le crédit alors que la production industrielle est affaiblie par des problèmes structurels (manque d’emploi qualifié, de production d’énergie, d’infrastructures de transports).
    Ceci a déjà fait apparaître une dépréciation des taux de change et une forte volatilité des taux de change dans ces pays. Si la crise des dettes souveraines de la zone euro revenait, comme depuis 2010, il est très probable qu’elle se transmettrait par contagion aux pays émergents (aux marchés de changes, d’actions, aux flux de capitaux) d’autant plus qu’ils sont déjà, comme on vient de le voir, fragilisés.

     

    ■ La rechute au Japon: La politique de Quantitative Easing a fait repartir la consommation et la production industrielle du Japon à partir des effets de richesse induits et de la dépréciation du yen et aussi du passage à des taux d’intérêt réels à long terme négatifs. Mais une double menace pèse sur cette reprise de l’économie japonaise et plus particulièrement sur la consommation des ménages: la hausse de 3% de la TVA au 1er avril 2014 si elle n’est pas prélevée sur l’épargne financière et l’absence de hausse des salaires des ménages malgré l’énorme profitabilité des entreprises.

     

    ■ La hausse des taux d’intérêt à long terme: La Réserve fédérale réduira à partir de janvier 2014 ses achats d’actifs «tapering», en raison de la reprise économique qui se confirme aux Etats-Unis.
    Elle va essayer d’empêcher que la réduction des achats d’actifs fasse monter les taux d’intérêt à long terme en utilisant la forward guidance (un engagement à ne pas remonter les taux d’intérêt à court terme pendant une longue période de temps). Mais on ne peut pas être certains qu’elle réussisse.
    Une hausse importante des taux d’intérêt à long terme aux Etats-Unis aurait des effets négatifs au sein du pays (la hausse des taux de mortgages affaiblit l’immobilier résidentiel) et surtout sur les pays dont les taux d’intérêt sont corrélés aux taux américains et dont les économies sont encore faibles (zone euro).

     

     

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