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    Economie

    Fonction publique
    Le nouveau mode de recrutement

    Par L'Economiste | Edition N°:4181 Le 27/12/2013 | Partager
    Le concours, un passage incontournable
    Un système basé sur la transparence et l’égalité des chances
    Les hautes fonctions représentent 9% de l’ensemble des effectifs

    A l’heure où les manifestations des diplômés chômeurs se poursuivent à un rythme régulier devant le Parlement, le chef du gouvernement reste de marbre. Abdelilah Benkirane et ses ministres ont été on ne peut plus clairs: le concours est un passage obligé pour les personnes désirant intégrer la fonction publique. Si ce principe a été instauré dans un souci d’égalité des chances, il favorise également l’implémentation d’un nouveau mode de recrutement au niveau de l’Administration. Car «celle-ci n’a pas pour vocation d’absorber le chômage», s’accordent à dire plusieurs responsables. La mise en place du système du concours «permet de recruter en fonction du besoin de l’Administration». En effet, l’organisation des concours est basée sur les référentiels des emplois et des compétences, mis en place au niveau des différents ministères. Cela a également permis d’introduire de nouveaux critères favorisant la transparence dans l’accès à la fonction publique. Surtout que les recrutements dans le secteur public étaient souvent liés au clientélisme et à la corruption. Aujourd’hui, le gouvernement veut jouer la carte de la transparence, notamment à travers le lancement du portail web de la fonction publique, qui permet d’afficher les annonces des concours et leurs résultats. Ce souci de transparence a été également étendu à la nomination dans les hautes fonctions. Celle-ci est désormais régie par une loi élaborée en vertu des dispositions de la Constitution de 2011. Globalement, cette catégorie concerne près de 9.746 postes, soit seulement 9% de l’ensemble des fonctionnaires. Elle comprend les hautes fonctions comme les secrétaires généraux des ministères, les inspecteurs généraux, les ambassadeurs, consuls et directeurs d’administration. S’y ajoutent les chefs de service et les chefs de division. Néanmoins, les nomination validées jusqu’ici ne semblent pas traduire les ambitions fixées en termes de réalisation de la parité, dans la mesure où le nombre des femmes portées à des postes de responsabilité reste en dessous des espérances. D’autres défaillances sont également reprochées à ce nouveau système. En effet, certains observateurs estiment que «les personnes nommées sont souvent proches politiques du ministre concerné». Idem pour le fait qu’une «grande partie des nominations a été initiée par des ministres du PJD».

    Hautes fonctions

    Depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation relative aux nominations dans les hautes fonctions, le Conseil du gouvernement s’est penché sur plus de 313 candidats, jusqu’à novembre dernier. L’essentiel des nominations pour les différents départements ministériels ont concerné les postes de directeur. Parallèlement, 11 ministères ont recruté un nouveau secrétaire général. C’est le cas notamment des départements des Affaires générales, de la Culture, du Tourisme, de la Santé, de l’Industrie… Ces ministères ont également nommé 12 inspecteurs généraux, notamment au niveau des départements de la Fonction publique, de l’Energie, de la Santé, de la Culture, de la Solidarité… Parallèlement, le Conseil du gouvernement a entériné la nomination de 89 candidats à la tête des établissements publics, notamment dans les universités, avec un président et 29 recteurs.

    M. A. M.

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