Entreprises

Les soins dentaires écartés pour l’instant

Par | Edition N°:4180 Le 26/12/2013 | Partager
Prudente, la CGEM accepte le principe mais temporise
L’extension occasionnerait un surcoût à l’entreprise

Source: CNSS
En 2013, la CNSS a décaissé près de 326 millions de dirhams de remboursements au titre de la pharmacie et  81,7 millions de DH pour les consultations en 2013

L’AMO ne sera pas étendue aux soins dentaires. Du moins dans l’immédiat, le patronat privilégiant une démarche «prudentielle». Et c’est la position défendue lors du conseil d’administration de la CNSS tenu hier mercredi 25 décembre à Casablanca.
Si la CGEM a donné son accord de principe sur l’élargissement du panier des soins, le surplus de cotisation que cette prestation occasionnera est examiné de près. Le patronat étant opposé à toute augmentation des charges des  entreprises surtout que, dès 2014, l’entreprise devra verser une cotisation pour le financement de l’indemnité pour perte d’emploi (IPE). «Mettons en place l’IPE qui représente un coût et des charges supplémentaires. Sur le dentaire, nous sommes pour la pérennité des soins. Nous ne voulons pas acter une mesure qui remette en cause cette pérennité », souligne Salaheddine Kadmiri, vice-président de la CGEM.
Reportée au moment de l’élargissement de la couverture médicale aux soins ambulatoires, l’extension de l’AMO aux soins dentaires était prévue pour 2013. Mais ce poste reste le plus coûteux dans tous les régimes d’assurance maladie et nécessitera donc des financements supplémentaires. L’enjeu étant de maintenir l’équilibre du régime dont les taux de cotisations n’ont pas connu de changement.
Des scénarios ont été étudiés pour atténuer l’impact d’une hausse des cotisations. Le Comité de gestion a même recommandé au conseil d’administration d’opter pour une répartition de l’effort additionnel à hauteur de 40% pour le taux de solidarité et 60% pour le taux AMO. Ce qui devait se traduire par un taux additionnel de 0,35% pour la cotisation de solidarité.
Dans le détail, les taux de cotisations proposés sont de 0,87% (dont 0,35% de solidarité) de plus pour les salariés actifs et 0,52% pour les pensionnés, et assurés volontaires. Pour les marins pêcheurs, le surplus supposerait une augmentation de 0,16% pour les chalutiers contre 0,20% pour les palangriers et canotiers. Dans ses études actuarielles, la CNSS s’est appuyée sur deux scénarios. Le premier tient compte d’un coût moyen par dossier de 700 dirhams et le deuxième de 1.000 dirhams. Elle s’est ainsi inspirée de l’expérience des organismes qui gèrent ce genre de soins, à savoir les compagnies d’assurances, des mutuelles, etc. Depuis sa mise en place en 2005, l’assurance maladie obligatoire a évolué de manière importante. Le montant des prestations servies est passé de 300 millions de dirhams en 2005 à près de 2,3 milliards de dirhams en 2013. La Caisse s’attend à un accroissement rapide des dépenses durant les prochaines années avant d’atteindre un niveau d’évolution plus lent.


K. M.

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