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    Analyse

    Programme national d’assainissement
    Nouvelle approche

    Par L'Economiste | Edition N°:4178 Le 24/12/2013 | Partager
    Pour des raisons de rationalité, l’Office préfère mutualiser le financement des programmes
    Plusieurs bailleurs de fonds sur des projets de grande envergure

    - L’Economiste: En matière de dépollution, la vision adoptée par l’Office passe de l’approche projet à celle de programme. Pourquoi une telle démarche?
    - Fadila Ben Osmane, directeur d’assainissement et environnement à l’ONEE: Pour des raisons de rationalité et de mutualisation, l’Office a développé une approche programme basée sur une vision élargie sur le plan géographique. On distingue ainsi deux niveaux. Le premier concerne la dépollution de bassins comme cela est le cas pour l’oued Sebou et celui d’Oum Rabia. Il y a aussi l’approche de dépollution région marquée par une mutualisation entre un groupe de projets. Cette mutualisation pourra concerner les installations comme le programme du Grand Nador dans lequel la station d’épuration est au service de la ville ainsi que 6 autres centres urbains de la région.
    Une autre approche vise la mutualisation des financements. En plus du financement du projet par un seul bailleur de fonds encore adopté, l’Office a mis actuellement en place une formule mutualisée avec plusieurs bailleurs engagés dans des programmes portant sur une région ou centres nationaux. Par exemple, pour la dépollution du bassin de Sebou, nous avons trois bailleurs de fonds qui nous accompagnent pour le financement de la quote-part de l’Office.

    - Quel type de traitement adoptez-vous pour les stations réalisées par l’ONEE?
    - Il existe trois niveaux de traitement: le primaire, le secondaire et le tertiaire qui constitue le stade le plus performant. Le traitement secondaire est autorisé par la réglementation marocaine pour le rejet des eaux épurées dans le milieu récepteur. Mais si les rejets sont effectués dans des milieux sensibles ou des plages de baignade, le traitement est poussé jusqu’au tertiaire comme cela est le cas pour la station Marchica à Nador et Al Hoceima. Les techniques utilisées sont soit des procédés dits extensifs comme le lagunage naturel ou aéré, soit de l’intensif comme les boues activées et les lits bactériens.
    - Outre les préoccupations sanitaires et environnementales, votre office s’engage aussi à accompagner le développement de grands groupes industriels. Un véritable challenge…
    - Nous avons mené avec succès un projet avec le Groupe OCP qui a permis la réalisation d’une station de traitement des eaux usées de la ville de Khouribga. Les eaux traitées sont réutilisées pour le lavage des phosphates. Des projets similaires sont en cours avec l’OCP, un est déjà en cours de réalisation portant sur le lavage des phosphates à Benguérir et un autre qui a démarré à Youssoufia. Nous avons également conduit le projet de la petite station de traitement à Melloussa pour accompagner le développement de l’usine Renault à Tanger. Une première tranche est déjà mise en service, et la deuxième achevée est prête à accompagner la nouvelle tranche de l’usine Renault.
    Dans le secteur du tourisme, il y a également le projet de station de traitement à Essaouira au niveau de la zone touristique Mogador. Les eaux traitées seront utilisées dans l’arrosage des terrains de golf de cette zone. On peut également examiner une éventuelle exploitation au niveau de la zone de Marchica à Nador pour accompagner le développement de l’activité touristique dans cette région.


    Propos recueillis par N. E. A.

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