Culture

De l’art et de l’enseignement à la CDG

Par | Edition N°:4177 Le 23/12/2013 | Partager
1er événement consacré à Bellamine, Boujemaoui, Meliani, El Hayani et Slaoui
Les sciences de l’art, hier et aujourd’hui

L’exposition «L’art en partage: cinq artistes de Rabat» présente, jusqu’au 15 janvier à la Fondation CDG, plus de 20 œuvres de cinq maîtres des arts plastiques au Maroc

En cette fin d’année 2013, qui a tout de même vu la ville de Rabat consacrée Patrimoine universel de l’Unesco, la Fondation CDG a choisi de rendre hommage à cinq artistes dont l’histoire et le parcours sont intimement liés à la capitale. Il s’agit notamment de Fouad Bellamine, Mustapha Boujemaoui, Bouchta El Hayani, Abderrahman Meliani et Hassan Slaoui dont les œuvres sont exposées jusqu’au 15 janvier à la Fondation. Impossible d’exposer tous les grands artistes de Rabat, ils y en a à foison! Ainsi, l’idée de cette dernière exposition en date est de rendre hommage à ces grandes figures dont le point commun est leur qualité d’anciens enseignants et ce, sous le thème : « L’art en partage : cinq artistes enseignants de Rabat ». La Fondation ayant pris le parti de mettre en avant des plasticiens menant une double vie entre leurs activités artistiques et leur mission en tant que professeurs. Si ceux-ci ne sont pas originaires de la capitale, ils y ont néanmoins vécu et enseigné.
Un sujet d’autant plus original qu’il s’agit de la première rencontre artistique entièrement consacrée à ces 5 artistes qui ont, d’ailleurs, tous enseigné au Centre pédagogique régional (CPR) de Rabat pour la formation des professeurs en arts plastiques. L’exposition, programmée depuis le 5 décembre, a connu un réel engouement avec plus de 600 visiteurs le soir du vernissage et environ 60 personnes par jour depuis.  «Ce qui explique cet intérêt, c’est certainement le fait d’exposer ces maîtres de l’art. «Maîtres» dans leur vocation, mais également dans leur passé de professeurs», explique Dina Naciri, DG de la Fondation CDG. Les visiteurs comptent un grand nombre d’étudiants. Une fierté pour Dina Naciri qui estime leur présence et implication nécessaires. L’exposition soulève plusieurs questions en rapport avec l’enseignement de l’art au Maroc. Elle permet « d’explorer la relation de l’art à la pédagogie pendant les 4 dernières décennies et de s’interroger sur le présent et l’avenir de cette double fonction au Maroc », peut-on lire dans un ouvrage dédié à l’exposition. Cet ouvrage revenant sur le parcours de chacun des artistes et développant différents aspects sur l’enseignement des arts est d’ailleurs disponible gratuitement en galerie.
Une exposition qui pousse à réfléchir sur la situation de l’enseignement des arts aujourd’hui, au Maroc. Dans l’ouvrage disponible en galerie, Fouad Bellamine déplore une situation qui s’est dégradée : auparavant «on se devait à la fois de s’occuper de son travail d’artiste, de théoriser, d’enseigner et de donner des conférences un peu partout pour expliquer son métier et rapprocher l’art du public ». Des réflexes beaucoup moins courants de nos jours, malgré de grandes attentes.


Sanaa EDDAÏF

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