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    Fès: Des bus adaptés pour les personnes handicapées

    Par L'Economiste | Edition N°:4177 Le 23/12/2013 | Partager
    Géolocalisation, billettique automatisée, cartes magnétiques… en priorité
    City Bus a investi 150 millions de DH en une année

    CITY Bus souffle sa première bougie à Fès. L’anniversaire est célébré avec la mise en circulation d’une quarantaine de bus flambant neuf. Ce qui porte la flotte de l’entreprise qui exploite le transport public à 224 bus. La nouveauté: les 60 lignes  du réseau qui s’étend aujourd’hui sur une longueur de plus de 500 km sont désormais «accessibles» pour les personnes ayant une aptitude limitée à se déplacer.

    En effet, une ligne de bus est considérée accessible lorsque les véhicules déployés sont équipés d’une rampe rétractable d’accès à bord, et lorsqu’au moins 70% des arrêts de la ligne sont adaptés (trottoir surélevé). Ainsi, lorsque le bus arrive, la personne en fauteuil roulant se positionne au niveau de la porte arrière équipée de la rampe amovible, qui est  signalée par un pictogramme bleu «handicap moteur». Elle fait signe au chauffeur pour qu’il déploie la rampe amovible du bus. L’usager en fauteuil roulant s’installe alors à l’emplacement signalé par un pictogramme qui lui est réservé, dans le sens inverse de la marche. Quand il souhaite descendre, il demande au conducteur que la palette soit déployée.

    Outre leur adaptation pour les handicapés moteurs, les nouveaux véhicules sont climatisés, illuminés et accèdent facilement aux différents quartiers de la ville. Conçus pour franchir les ruelles étroites, ces bus mesurent 12 mètres de long et peuvent transporter jusqu’à 60 personnes. Ainsi, pour des raisons commerciales «bien étudiées », City Bus a opté plutôt pour les bus de taille moyenne. «Notre société  consacre deux fois plus de bus pour réduire le temps d’attente à moins 10 minutes», indique Ali El Motae, PDG du groupe City Bus Maroc. Selon lui, «le contrat-programme prévoit l’acquisition de 80 bus alors que son entreprise s’engage à ramener le double, mais de taille moyenne et petite». Certes, ceci engendrera un investissement plus conséquent à l’acquisition, l’entretien et les ressources humaines, mais le retour sur investissement est récupérable sur le nombre des usagers transportés. Cette stratégie fait partie en effet d’un vaste chantier de mise à niveau de la gestion du transport public lancé par l’entreprise. D’un investissement de l’ordre de 150 millions de DH, les premières actions de ce chantier ont permis l’acquisition de 60 bus, la formation du personnel, et l’équipement du parc circulant des meilleures technologies d’information, gestion, contrôle et service. Pour ce dernier volet, City Bus a généralisé les machines billettiques électroniques  dans toute sa flotte (224 bus). «Nous  allons distribuer avant fin décembre les cartes d’abonnement magnétiques sans contact aux 32.000 étudiants abonnés», indiquet- il. Et d’ajouter par ailleurs qu’un «système d’aide à l’exploitation (SAE) est en cours d’installation». Il s’agit d’un système de géolocalisation des bus, pour avoir en temps réel la position du bus sur la route et la vitesse à laquelle il roule. En clair, ce système devra gérer la situation du trafic au niveau de toute la ville, à partir d’une chambre de contrôle.

    Formation

    MIS en oeuvre par une société espagnole, le SAE a coûté quelque 5 millions de DH. Il sera opérationnel le 15 janvier  prochain. A cette date, le personnel du délégataire du transport public à Fès aura profité d’une formation dans les  métiers du transport urbain. «Notre école de formation est opérationnelle depuis 2 mois. La conduite écologique, le respect du code de la route, l’éducation civique, et la formation technique et mécanique figurent notamment parmi les modules enseignés», explique El Motae. C’est ainsi que l’on pourrait «aider à gérer» les incivilités et les violences que subissent les conducteurs et assurer une meilleure sécurité pour les passagers.

    De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

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