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    Economie Internationale

    Les motivations de la décision de la Fed

    Par L'Economiste | Edition N°:4177 Le 23/12/2013 | Partager
    Apaisement des craintes sur le blocage budgétaire et d’austérité
    L'institution est confiante en la croissance américaine

    Le président de la Fed, Ben Bernanke, qui quitte son poste fin janvier, a indiqué que celle qui doit lui succéder, la vice-présidente Janet Yellen, avait «pleinement soutenu la décision de réduire la politique de soutien non conventionnelle de la Fed»

    Trois événements ont marqué la fin de semaine après que la banque centrale américaine a décidé de limiter son soutien à l'économie qui reprend du souffle. D’abord, les métaux industriels se sont repliés, puis, la Banque du Japon a décidé de maintenir le rythme de ses injections de liquidités dans les circuits, et pourrait même assouplir cette politique l'an prochain. Enfin, le Sénat américain a décidé de reporter le vote d'investiture de Janet Yellen à la tête de la Réserve fédérale américaine (Fed) au 6 janvier.
    ■ Comment ça va marcher: La Fed est sous les projecteurs depuis pas mal de temps. Ces décisions sont déterminantes à la fois pour les pays émergents et aussi pour la zone euro. La banque centrale américaine va réduire de 85 à 75 milliards le montant de ses rachats d'actifs mensuels auxquels «elle procède depuis plus d'un an pour desserrer l'étau du crédit et soutenir l'activité». A partir de janvier, la Fed achètera 40 milliards de bons du Trésor (contre 45 auparavant) et 35 milliards de titres adossés à des créances hypothécaires (contre 40 jusqu'à présent). La Fed va maintenir les taux d'intérêt inchangés. En clair, les taux directeurs resteront très bas jusqu’en 2015.
    ■ La croissance est là: La Fed prévoit une croissance pour 2014 à 3,2% contre 3,1% attendus jusque-là. Elle revoit aussi légèrement à la baisse sa prévision du taux de chômage de 6,3 à 6,6% contre 6,4% à 6,8%. Dans ses nouvelles projections, elle ne prévoit pas une inflation avant 2015 (entre 1,5 à 2%). Un optimisme qui s’explique aussi par «l’apaisement des craintes par rapport au blocage budgétaire et d’austérité», selon les analystes.  La croissance des Etats-Unis a été révisée en forte hausse au 3e trimestre (à 4,1%), grâce à une accélération de la consommation, d’après les chiffres du département du commerce publiés le 20 décembre.
    ■ Républicains et démocrates main dans la main: Le gouvernement fédéral pourra payer ses factures jusqu'à début mars, d’après le Trésor américain. Le plafond de la dette arrive à échéance le 7 février 2014. Le Sénat américain a adopté aussi le budget 2014-2015 réduisant ainsi les coupes automatiques d'austérité. Ce qui envoie un signal d'une plus «grande stabilité fiscale». De plus, «républicains et démocrates viennent de voter une loi qui permet de financer l’Etat américain jusqu’au 30 septembre 2015. Ce qui assure les marchés et les créanciers du pays», relève Les Echos France.

    F. Z. T.

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