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    Société

    Coupe du monde des clubs
    Consécration «mondiale» pour le Raja

    Par L'Economiste | Edition N°:4176 Le 20/12/2013 | Partager
    L’équipe casablancaise accède à la finale du mondialito
    Elle sera confrontée au grand Bayern Munich
    Saga d’un club chargé d’histoire

    Avant cette seconde participation, le Raja s’était déjà fait remarquer face à la grande équipe du Real Madrid en 2000 lors de la première édition de la coupe du monde des clubs

    GROS coup de publicité pour le Maroc. La victoire du Raja Club Athletic (RCA), mercredi 18 décembre, face aux champions de la Copa Libertadores, l’Atletico Mineiro, en demi-finale de la coupe du monde des clubs représente, en effet, bien plus que les milliards dépensés en campagnes promotionnelles du Royaume à l’international. En s’imposant 3 buts à 1, avec la manière, face à l’équipe du grand Ronaldinho (meilleur joueur du monde en 2005), le Raja est définitivement entré dans la cour des grands. L’équipe casablancaise, l’une des plus titrées du pays, inscrit même une page de l’histoire du football arabe en général et marocain en particulier en accédant pour la première fois à une finale d’une aussi prestigieuse compétition internationale. Elle y affrontera, samedi 21 décembre, le grand Bayern de Munich pour une rencontre qui promet d’être explosive. Une finale qui se jouera d’ailleurs à guichet fermé. Il faut dire qu’en 10 éditions de ce «mondialito», c’est seulement la seconde fois que la finale n’opposera pas les champions d’Europe et d’Amérique du Sud. C’est aussi la seconde participation de l’équipe à cette compétition après une apparition remarquée en 2000, lors de la première édition de la coupe qui s’est déroulée au Brésil. Grâce à un style de jeu léché, le Raja avait pu compter sur le soutien de 40.000 Brésiliens au stade Murumbi de Sao Paolo, dans sa rencontre face au Real Madrid. Cette apparition avait alors permis au club d’attirer l’attention de plusieurs connaisseurs de football. Pour l’anecdote, l’équipe avait reçu une invitation de la Juventus pour jouer un match de préparation à Turin après la compétition.
    C’est d’ailleurs son style de jeu agréable qui a fait sa renommée. Dès sa création en 1949, le Raja s’est, en effet, forgé la réputation d’équipe composée d’artistes qui pratiquent un jeu spectaculaire. Grâce au Père Jego (l’entraîneur emblématique), le club a développé un style collectif et spécifique, basé sur le fameux «Tiki taka» fait de passes courtes, d’une-deux et d’exploit individuel. D’où son surnom de «Raja lfraja». Ceci dit, l’équipe qui effrayait ses adversaires n’a pu décrocher son premier titre, une coupe du Trône, qu’en 1974. 14 ans plus tard, elle remporte officiellement son premier championnat national qui sera suivi en 1989 d’une consécration continentale, la ligue des champions d’Afrique. A partir de cette période, le Raja ne cesse d’écrire l’histoire footballistique du pays et du continent. Il est le seul club marocain possédant le plus grand nombre de titres internationaux. Il a dans son escarcelle 3 ligues des champions de la CAF, 1 coupe de la CAF, 1 supercoupe d’Afrique, 1 ligue des champions arabes, 1 coupe afro-asiatique. Il est également le seul club à avoir remporté, 6 fois consécutives, le titre du championnat marocain (de 1996 à 2001). Il intègre à cette époque le top 10 des meilleures équipes du monde.
    A l’origine, le club a été fondé par la résistance marocaine, en particulier Moulay Sassi Ben Ahmed El Alaoui Aboudarka, Mahjoub Ben Seddik, premier chef de l’Union marocaine du travail, et Mohamed Maâti Bouabid, ex-Premier ministre de l’époque. Exclusivement composé de joueurs marocains, le Raja était au départ un moyen d’expression pour la résistance pendant la colonisation française. Colonisation qui interdisait, toutefois, de confier la présidence du club à un Marocain. Cette interdiction a été contournée suite à la nomination de Ben Abadji Hejji, musulman d’origine algérienne qui bénéficiait de la nationalité française pour six mois. Prises au dépourvu, les autorités françaises ont été contraintes d’accepter le fait accompli. Mais ce n’est qu’en 1955, 6 années après sa constitution, que Mohamed Ben Lahcen Affani, surnommé Père Jégo, a pris les rênes de l’équipe après une expérience frustrante avec l’autre club de Casablanca, le Wydad. Ce sera lui qui façonnera l’identité du club, lui apposant ce cachet bien particulier qui le définit encore aujourd’hui.


    Moulay Ahmed BELGHITI

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