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    Economie Internationale

    France: Ce que propose la réforme des retraites

    Par L'Economiste | Edition N°:4176 Le 20/12/2013 | Partager
    Allongement de la durée de cotisation, compte pénibilité…
    Tout le monde doit contribuer au financement

    Le Parlement français a adopté définitivement le 18 décembre la réforme des retraites. Le Premier ministre Jean-Marc

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    Ayrault s’est dit «fier de cette réforme équilibrée et à la française née du dialogue social». La réforme n'a pas provoqué de mobilisation contrairement à celle de 2010 qui avait repoussé l'âge légal de départ de 60 à 62 ans. Les grandes évolutions de cette énième réforme sont les suivantes:
    ■ Allongement de la durée de cotisation: La durée de cotisation jusqu'à 43 ans à l'horizon 2035 tout en permettant aux salariés ayant occupé des emplois pénibles de partir plus tôt. L’âge légal de départ demeure fixé à 62 ans et l’âge pour bénéficier d’une retraite à taux plein demeure à 67 ans (quelle que soit la durée de cotisation). Une vision qui ne plaît pas à tout le monde surtout au Front de gauche. Cet allongement progressif à partir de 2020 «repoussera de fait l'âge effectif de départ, la carrière pour un assuré débutant en moyenne à 23 ans». Il faudra donc cotiser et bosser plus longtemps!
    ■ Compte pénibilité: La réforme instaure un «compte pénibilité» qui permettra aux salariés qui exercent des métiers pénibles (bruit, travail de nuit…) de partir plus tôt à la retraite ou de se reconvertir. Les congés maternité, le travail à temps partiel et les stages étudiants seront aussi mieux pris en compte dans le calcul de la durée de cotisation. L'opposition juge que la réforme ne permettra pas «de rééquilibrer durablement les comptes». Un doute partagé par la Commission européenne.
    ■ Hausse des cotisations: Dans ce sens, l’exécutif veut combler le déficit du régime général (salariés du privé), qui

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    devrait atteindre sept milliards d'euros en 2020. Avec les régimes spéciaux des fonctionnaires et de certaines professions, des estimations font état d'un déficit à venir de 20 milliards.
    ■ Quid du financement? Tout le monde devra contribuer, comme le rapporte Les Echos France. D’abord, les salariés, dont le taux de cotisation vieillesse va augmenter dès le 1er janvier de 0,15 point puis de 0,05 point par an jusqu’en 2017, soit 54 euros par an pour une personne qui émarge au Smic. Puis, les entreprises: leurs cotisations vieillesse vont progresser au même rythme. Leur participation sera compensée par une diminution des cotisations familiales. Elles devraient toutefois contribuer au financement du compte pénibilité. Enfin, les retraités dont les pensions seront revalorisées au 1er octobre (au lieu du 1er avril) doivent aussi mettre la main à la poche. De plus, l’aide à l’acquisition d’une complémentaire santé est augmentée (+50 euros) pour les retraites inférieures à 967 euros. Il est prévu aussi que les majorations de pension des retraités ayant eu trois enfants ou plus seront soumises à l’impôt…


    F. Z. T.

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