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    Régions

    Fès/Agriculture
    Le retard des pluies suscite des inquiétudes

    Par L'Economiste | Edition N°:4175 Le 19/12/2013 | Partager
    Les agriculteurs encore frileux quant aux travaux du sol
    Mesures d’appui, projets, accompagnement technique… la DRA rassure

    «MALGRE le retard des pluies, il n’y a pas de quoi s’inquiéter». La direction régionale de l’agriculture (DRA-Fès) veut rassurer. Pour ses responsables, la saison agricole 2013-2014 bénéficie de plusieurs atouts, notamment les 10,65 milliards de m3 de retenue des barrages, soit un taux de stockage de 67,4% contre 54,4% au cours de la même période de l’année dernière. Pour la région de Fès-Boulemane, le retard des précipitations a un effet défavorable sur le démarrage de la campagne, surtout dans les zones bours. Toutefois, ce retard peut être surmonté, d’autant plus que le cumul moyen des précipitations enregistrées au 2 décembre est de 97mm, avec 48mm comme minima à Missour et 119mm comme maxima à Sefrou. Cette pluviométrie a encouragé les agriculteurs à s’approvisionner en semences, au niveau des 19 points de vente de la région. En fait, une quantité de 56.500 quintaux de semences sélectionnées est mise à la disposition des céréaliers en collaboration avec la Sonacos.
    Frileux, un bon nombre d’agriculteurs se sont abstenus de travailler le sol jusqu’à cette semaine. Une attente qui a coïncidé avec le retour des pluies. Les engrais et semences étant disponibles, les agriculteurs ont le choix entre 25 variétés. A noter que 22.100 quintaux de semences sont déjà vendus. Par ailleurs, les travaux du sol ont concerné une superficie de 160.000 ha, alors que les emblavements pour les céréales au niveau régional sont de l’ordre de 45.500 ha, soit -29 % comparés à la même période de l’année dernière. Pour les responsables de la DRA, «les superficies emblavées en céréales avancent timidement et restent en deçà des espérances». Cependant, les pluies de cette semaine devraient encourager les «fellahs» à réinvestir les champs. Leurs efforts sont appuyés aussi par les mesures prises pour développer la production agricole et améliorer la productivité et les revenus. Ces mesures concernent, en effet,  le développement des filières de production particulièrement celles des céréales, les aides financières de l’Etat destinées à l’investissement agricole consenties notamment par le Fonds du développement agricole (FDA), et les subventions substantielles octroyées dans le cadre de l’encouragement de la plantation des arbres fruitiers et l’usage de l’énergie solaire dans les projets économes en eau. Sans oublier le programme d’assurance multirisque agricole. La nouvelle campagne agricole est marquée également par l’extension des aides financières dans le cadre du FDA à 17 nouvelles espèces fruitières (pommier, amandier, caroubier, arganier, etc.). A cet effet, la province de Sefrou, particulièrement la localité d’Imouzzer, pourrait bénéficier de financements pour le développement du pommier. En attendant, quelque 2.000 ha ont été programmés dans le cadre des opérations de sensibilisation aux meilleurs moyens et techniques de traitement des cultures.

    Safran

    LES agriculteurs de la province de Sefrou veulent se positionner sur la culture du safran. Ils croient dur comme fer que cette filière pourrait devenir un pilier de développement agricole au niveau de cette province dans laquelle plusieurs projets ont été lancés en mars dernier. Ils portent sur la plantation de 566 ha en pommier (320 ha), en cerisier (100 ha), en abricotier (100 ha) et en figuier (46 ha). Le programme de développement de la filière «olivier» fait partie également des priorités du PRA à Sefrou. Ce programme s’étale sur 5 ans (2010-2015) et prévoit notamment la plantation et la réhabilitation des terres plantées d’oliviers, la modernisation des aménagements hydro-agricoles et l’assistance technique et l’encadrement des agriculteurs bénéficiaires.

    De notre correspondant,
    Youness SAAD ALAMI

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