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    Europe

    Sommet de Bruxelles
    Une rafale de dossiers urgents

    Par L'Economiste | Edition N°:4175 Le 19/12/2013 | Partager
    Union bancaire, défense, rigueur… les thèmes
    La Centrafrique au menu également
    Danièle Nouy pilotera la supervision unique des banques

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    Situation en Ukraine, investiture de la chancelière Angela Merkel à la tête d’un gouvernement de la grande coalition, élections européennes à risque… Les dirigeants européens se retrouvent les 19 et 20 décembre à Bruxelles le temps d’un sommet au moment où l’actualité bat son plein. C’est le cas du dossier de l’union bancaire où les tractations vont bon train pour tenter d’arracher un accord d’ici à la fin de l’année. Le texte doit être définitivement adopté avant les élections européennes de mai 2014. «Un projet législatif voté par la commission des affaires économiques prévoit que la Commission soit habilitée à décider d’apporter un soutien à une banque», indique le Parlement européen. «Seul le superviseur bancaire devrait être en mesure de proposer le lancement de la procédure», selon les députés. L’ensemble des banques devraient être couvertes. Un fonds de résolution, à constituer d’ici 10 ans, pourrait à terme être financé uniquement par les banques et débuter avec des prêts issus d’autres instruments de l’UE.
    Pour piloter ce dossier, la Française Danièle Nouy vient d’être nommée par le Conseil à la tête de la supervision unique des banques de la zone euro. Elle prendra ses fonctions le 1er janvier 2014 pour une durée de cinq ans. Le Mécanisme unique de supervision, qui sera chargé en direct des 128 plus grandes banques de la zone euro, constitue le premier jalon de l’Union bancaire.
    L’autre projet censé limiter les risques d’une crise est celui de l’approfondissement de l’union économique et monétaire. Si les Allemands militent pour un mécanisme qui «sanctuarise la rigueur», les Français, eux, mettent l’accent «sur la solidarité entre les Etats membres». Pour apaiser les tensions, Merkel s’est rendue le 18 décembre à Paris pour rencontrer François Hollande.  L’idée est de s’arranger à «bâtir un projet commun à proposer à l’ensemble des pays d’Europe», a tenu à assurer Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères.
    Le thème de la défense européenne s’invitera de force dans le débat au sommet. Un sujet sensible pour nombre de capitales. Les dirigeants de l’UE devraient s’entendre pour mieux coopérer dans les drones ou la cyberdéfense. Les enjeux sont illustrés notamment par l’intervention de l’armée française en Centrafrique et la restructuration de la branche défense du géant EADS.
    L’Europe ne dépense plus que 1,6% de son PIB (189,6 milliards d’euros en 2012) dans la défense tandis que les Etats-Unis y consacrent près de 5%. L’enjeu est de taille. Le secteur pèse 400.000 emplois directs pour un chiffre d’affaires d’environ 96 milliards d’euros en 2012.
    Fatim-Zahra TOHRY

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