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    Economie

    Métaux: Le secteur miné par la contrebande

    Par L'Economiste | Edition N°:4175 Le 19/12/2013 | Partager
    Bijouterie, dinanderie, damasquinerie, armurerie… Les métiers touchés
    Le seul métal surveillé reste l’or… Les autres métaux moins chers à travers la contrebande
    Pour éviter ce blanchiment d’argent, les opérateurs proposent leurs mesures

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    Initiative très appréciée par les opérateurs du secteur. En effet, le Salon National des métaux qui se tient cette semaine à Agadir et jusqu’au 22 décembre offre une belle vitrine culturelle et commerciale du secteur de l’artisanat des métaux. Les professionnels du secteur, à savoir artisans, coopératives, associations et entreprises ont ainsi pu mettre en valeur leurs différentes filières et créations dans des filières comme la bijouterie, dinanderie, damasquinerie, armurerie traditionnelle et ferronnerie d’art. Une occasion de «faire» du chiffre d’affaires, nouer des contacts même, s’informer de l’évolution des tendances et techniques… mais aussi et surtout, de parler des problèmes qui minent le secteur. «Qu’il s’agisse de l’or, du cuivre ou de l’argent, 80% des produits commercialisés sont en partie issus de la contrebande et de l’exportation. Un problème qui ronge le secteur, sachant que la bijouterie est la seule filière surveillée par la douane à l’intérieur du territoire national», explique Youssef El Baz, membre de l’Association professionnelle des bijoutiers d’Inezgane. Il signale par ailleurs qu’il est presque impossible d’acheter de la matière première de manière légale au Maroc.
    Un point de vente a bien été créé à Tiznit en 2008 pour la vente des métaux purs avec facturation, mais l’expérience n’a pas réussi. Notamment à cause du changement incessant du cours et de la marchandise moins chère vendue par les contrebandiers. Une activité en plein essor, dénoncent les professionnels pour qui il s’agit tout bonnement de blanchiment d’argent. Ce commerce illégal impacte négativement l’économie nationale et pousse de nombreux artisans à mettre la clé sous le paillasson.
    Pour Elbaz, il serait judicieux de mettre en place, comme cela est le cas à l’étranger, des laboratoires proches des points de vente pour permettre aux consommateurs de vérifier si la marchandise achetée est pure, surtout en matière de bijoux et de métaux précieux. Il rappelle que la thésaurisation a la peau dure, surtout dans le Maroc profond, ou une grande majorité de femmes continuent d’investir dans l’achat de bijoux en or comme épargne, a-t-il ajouté.
    Un premier pas vient d’être effectué par l’Association professionnelle des bijoutiers d’Inezgane et c’est une première au Maroc.
    L’association a procédé à l’acquisition d’une machine permettant de définir les composants du métal. Dès janvier prochain, elle permettra aux consommateurs de vérifier leurs acquis moyennant 20 DH par test. Un appel est lancé par l’association pour plus de surveillance de ce secteur sensible et pour la lutte contre la contrefaçon afin de contenir l’anarchie dont souffre le secteur.

    Organisation du Salon

    Etalé sur une superficie globale de 4.700 m²,  le Salon national des métaux est structuré en quatre espaces principaux relatifs aux volets commercial, pédagogique, culturel et scientifique. Ceci, en plus d’un espace « Jeunes lauréats » et un espace « Musée » dédié aux produits à caractère «Spécial» et/ou en voie de disparition. Le salon met aussi en valeur les nouvelles tendances « design ». Plusieurs professionnels du secteur sont venus  partager leur savoir dans ce domaine lors de conférences et d’ateliers. En tout, ce sont 76 artisans représentant différents métiers des métaux qui participent à ce salon.

    Fatiha NAKHLI

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