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    RH: La recette anti-crise de Renault

    Par L'Economiste | Edition N°:4175 Le 19/12/2013 | Partager
    Un accord «historique» conclu avec les partenaires sociaux
    Amélioration de la situation matérielle contre maintien de la productivité
    Prochaine étape, la signature d’une charte du dialogue social

    Satisfecit général après la conclusion de l’accord. Ci-contre Paul Carvalho, DG de l’usine Renault-Nissan de Tanger (à droite), Abdelaziz Mouhajir, DRH groupe Renault Maroc, Salaheddine Sabik, DRH de l’usine et des représentants syndicaux

    LE protocole d’accord signé avec les partenaires sociaux est historique, selon Renault. En effet, il s’agit du premier accord entre la direction de l’usine et le bureau syndical affilié à l’UMT, représentant le personnel et qui pourrait éviter à l’entreprise autant qu’aux employés d’avoir des retombées néfastes. En effet, une ambiance sociale lourde ou des grèves à répétition pourraient entamer le capital confiance du groupe Renault en l’occurrence et réduire les chances de se voir attribuer de nouveaux modèles. C’est pourquoi la direction du groupe et les partenaires sociaux se sont donnés comme objectif à court terme de mettre en place une charte de gestion du dialogue social. Cette dernière devra être entérinée avant le 30 juin 2014 afin de garder le climat social au sein de l’entreprise loin des turbulences.
    Cette étape constitue pour le constructeur automobile une garantie d’un climat social serein et durable sachant que les défis qui l’attendent sont multiples et variés, notamment la montée en charge de la production et le lancement de futurs modèles.
    Pour rappel, l’usine, qui bouclera en février prochain ses deux ans, emploie 5.500 personnes dont la majorité sont des jeunes à qui l’entreprise assure déjà transport et repas de midi. Des atouts non négligeables surtout pour les personnes se déplaçant jusqu’à Tétouan. A travers ce nouvel accord, les employés, dont les compétences ne sont plus à prouver, se verront garantir de nouveaux avantages matériels. Toutefois, le groupe garde en vue ses principaux objectifs, à savoir la productivité et le maintien des niveaux de sécurité. Des points sur lesquels la société s’est engagée avec ses partenaires sociaux et qui devront aboutir à une augmentation de la productivité, tout en respectant les normes de sécurité draconiennes qu’impose l’environnement industriel automobile, selon Abdelaziz Mouhajir, directeur des ressources humaines du groupe Renault au Maroc.
    Comme dans les industries similaires, les chaînes de montage de Renault à Tanger travaillent en shifts continus et tout arrêt signifie des pertes importantes.
    En novembre, Renault Tanger a atteint un pic de production record de 469 véhicules par jour, soit un véhicule toutes les trois minutes, un score qu’elle entend encore améliorer. D’autre part, il faut garder à l’esprit la concurrence entre unités de production qui sévit dans les groupes automobiles. C’est sur la base de la capacité à mener de manière efficiente une production donnée que se fait l’attribution de nouveaux modèles. C’était le cas de Tanger avec la Nouvelle Sandero, lancée en octobre sur la deuxième chaîne.

    Ali ABJIOU

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