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Analyse

Ville nouvelle de Zenata
Premier modèle d’urbanisation intégré

Par L'Economiste | Edition N°:4174 Le 18/12/2013 | Partager
La ville accueillera 300.000 habitants
Les premiers résidents attendus en 2016

Représentation 3D de la promenade côtière de la ville nouvelle de Zenata, qui s’étend sur 5,4 km et qui est aujourd’hui occupée par 640 cabanons, pour la plupart dans un état d’insalubrité avancé

Après l’appel à manifestation d’intérêt pour la construction du parc commercial de Zenata, une quinzaine de candidats ont soumissionné. La Société d’Aménagement de Zenata (SAZ) est en train d’examiner les dossiers de deux consortiums maroco-étrangers.
En matière de construction de nouvelles villes, le projet de Zenata se veut une expérience novatrice à plusieurs niveaux. Le site constitue la dernière réserve foncière stratégique du Grand Casablanca. Située dans la commune d’Aïn Harrouda, Zenata s’étend sur 1.830 ha et occupe une façade littorale de 5,35 km. Territoire à vocation agricole et réserve stratégique de l’Etat, le site n’a jamais fait l’objet d’un plan d’aménagement. L’objectif étant d’en faire un pôle urbain capable d’absorber les déséquilibres du Grand Casablanca et sa région. Une chance donc que la ville n’ait pas été ouverte à l’urbanisation selon le modèle des villes nouvelles qui n’ont pour l’instant pas des exemples de réussite. Tamesna, Tamansourt et Lakhyayta sont plutôt des villes-fantômes.Pour l’aménageur, la Société d’aménagement de Zenata (SAZ), il s’agit d’éviter que les erreurs qui ont plombé l’expérience de Tamesna ou Tamnsourt ne se reproduisent ici. Elle s’engage à y construire un modèle urbain intégré, une éco-cité destinée à pallier le déficit de l’offre de logement pour les classes moyennes. A terme, la ville devrait accueillir 300.000 habitants. Zenata ne sera pas une cité-dortoir. Pour cela, le management de la SAZ explique que la ville nouvelle devrait générer 100.000 emplois, à raison d’un emploi pour 3 habitants (standard développement durable). Plusieurs projets permettront la réalisation de cet objectif, notamment les pôles éducatif, de santé, de commerces et de loisirs. Cette future ville ne sera pas un îlot isolé puisqu’elle bénéficie d’un emplacement favorable, près de l’infrastructure aérienne, ferroviaire, autoroutière et logistique. Mais en plus, elle sera connectée à terme à la ville de Casablanca par les transports en commun (tramway, bus à haut niveau de service, RER), connexion au réseau ferroviaire et à l’autoroute.
La ville sera dotée de 470 ha d’espaces verts, répartis en parcs et corridors écologiques, conçus pour garantir la biodiversité du site. «C’est la proportion la plus élevée jamais consacrée à l’aménagement d’espaces verts dans un nouveau centre urbain», précise l’aménageur. Outre les espaces verts, la biodiversité sera consolidée par la qualité de l’air. Les études d’impact effectuées par la SAZ indiquent que les valeurs de pollution de l’air sont inférieures aux valeurs relevées à Casablanca, Mohammedia et «même aux standards de l’OMS».
Le management de la SAZ affirme également qu’aucun indicateur de pollution des eaux n’a été détecté.
L’acte de naissance du projet de Zenata a été signé en 2006. Vue de l’extérieur, d’aucuns pensent que l’émergence de la ville prend du retard. En fait, l’aménagement d’un nouveau pôle urbain passe toujours par plusieurs étapes. Cela commence par l’élaboration du concept jusqu’au développement de la ville nouvelle, en passant par la mobilisation du foncier et du financement, le relogement des habitants, etc. Un cheminement qui prend 9 ans en moyenne, selon le benchmark international. Pour Zenata, toutes ces étapes auront pris 5 ans depuis l’arrêté de cessibilité en mars 2008. Les initiateurs du projet n’hésitent pas à parler de «record». «La Société d’aménagement Zenata est régulièrement sollicitée par l’AFD, la BEI et la BM pour exposer son expérience dans différentes régions du monde», ajoute Mohammed Amine El Hajhouj, DG. Après la déclaration d’utilité publique (DUP) du projet en 2006, l’arrêté de cessibilité relatif au foncier privé a été publié au Bulletin officiel en mars 2008. «Aujourd’hui, l’expropriation du foncier privé (1.124 ha) est achevée et transférée à 100% au nom de l’Etat. C’est une procédure qui a été effectuée en un temps record, si bien que ce cas d’école pourrait être partagé avec et par des bailleurs de fonds étrangers», insiste El Hajhouj. La procédure d’expropriation est à un niveau d’avancement de 70% au niveau du tribunal d’appel. Les expropriations sont opérées par l’Etat, à travers la Direction des Domaines, relevant du ministère des Finances.

Des rondes contre la prolifération des bidonvilles

Pour l’heure, 200 ha sur 1.830 ha sont encore occupés par des bidonvilles. L’expérience a montré qu’à chaque fois qu’un projet de relogement ou de recasement est initié par le gouvernement, des opportunistes tentent de profiter indument du dispositif d’indemnisation. Pour éviter ces dérives, la Société d’aménagement Zenata fait appel aux services d’une société privée, qui effectue des rondes 24h/24 pour prévenir l’apparition de nouveaux bidonvilles. Le management affirme que dès qu’il y a une nouvelle baraque, elle est démolie dans les 24 heures qui suivent, avec le concours des autorités locales. Pourquoi n’étendrait-on pas cette expérience aux autres régions du pays?

Hassan EL ARIF

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