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Employabilité: L’Université Hassan II se mobilise

Par L'Economiste | Edition N°:4173 Le 17/12/2013 | Partager
13 rencontres avec différents acteurs socioéconomiques dont la CGEM
Dialogue continu, stages obligatoires pour les étudiants… les recommandations
Directeur de photo, ingénierie du travail social… de nouvelles filières doivent être créées

L’Université Hassan II de Mohammedia-Casablanca (UH2MC) renforce son rôle d’acteur social. Elle vient de lancer un

L’UH2MC a entamé une réflexion et des concertations entre ses différentes instances, pour un examen de conscience objectif. A travers le programme action-formation, l’UH2MC évaluera les réalisations accomplies et identifiera les faiblesses et les dysfonctionnements existants au sein de son environnement afin de les pallier

rogramme d’action-formation (PAF), s’articulant autour de cinq axes: un nouveau contenu pédagogique, la maîtrise des langues, l’intégration des nouvelles technologies (e-learning), la promotion et la diversification des compétences comportementales. L’objectif primordial du PAF, adopté depuis octobre dernier, est d’accompagner le développement des différents secteurs. Pour cela, l’UH2MC a mis en place une stratégie afin d’adapter l’offre globale de formation à la demande du marché en matière de l’emploi. Des réunions marathons concernant l’employabilité des jeunes se sont ainsi tenues avec différents acteurs socioéconomiques. «Centre de formation agroalimentaire, CGEM, écoles supérieures des beaux arts… plusieurs acteurs ont répondu présent», souligne Saâd Charif  D’ouazzane, président de l’UH2MC.  Ces rendez-vous représentent une véritable opportunité pour que les universitaires puissent débattre autour de l’adéquation entre les spécialités et les contenus des formations avec les métiers émergents dans le secteur du travail. «Un échange franc et de haut niveau a caractérisé l’ensemble de ces rencontres», ajoute Saâd Charif  D’ouazzane. «C’est aussi un moyen de créer une culture de confiance entre l’université et l’entreprise», avance Abdelhafid Debbagh, SG du MES.
Plusieurs recommandations ont été proposées: l’existence d’un partenariat université et environnement socioéconomique, en amont, pendant et en aval des cursus est l’une des premières priorités. Comment? L’université est censée être à l’écoute des partenaires pour identifier leurs besoins. Chefs d’entreprise, responsables… doivent s’impliquer en collaboration avec l’université dans la conception des contenus pédagogiques des filières. Afin d’y arriver, la création d’un réseau est essentiel. Organiser des visites d’échanges réciproques entre l’université et les entreprises, faciliter et institutionnaliser leur implication (conventions de partenariat pour des stages)… sont aussi des mesures à prendre. D’ailleurs, suite à une enquête effectuée par l’UH2MC auprès des lauréats, le manque d’expérience professionnelle est classé comme étant la première cause de non-intégration dans le secteur de l’emploi. Ensuite, la

L’UH2MC a effectué une étude auprès de 128  lauréats dans différentes filières. Près de 32% avancent que le manque d’expérience est l’une des causes majeures du non-emploi. Par ailleurs, l’inadéquation entre la formation et l’emploi revient aussi avec force comme l’une des raisons des difficultés rencontrées lors du recrutement

maîtrise des langues revient parmi l’une des difficultés avancées par les étudiants lors de la recherche d’un emploi. Le rendu des rencontres recommande de même le renforcement des compétences linguistiques et méthodologiques chez les étudiants. La mise à niveau des futurs responsables en langues et en communication à travers une collaboration étroite avec les centres de langues de l’université est indispensable. Les différents comités ont même proposé l’ouverture sur d’autres langues (anglais, espagnol, russe, japonais et chinois) et la consolidation entre les compétences linguistiques et l’usage de la langue fonctionnelle liée à la spécialisation. «Les débats étaient tellement riches qu’ils ont abouti à des recommandations très intéressantes», souligne Charif  D’ouazzane. Selon le président de l’université, les différents participants ont aussi recommandé la création de nouvelles filières. Profils de scénariste, directeur de photo, ingénierie du travail social, généralistes en assurance… de nombreuses spécialités doivent être créées afin d’accompagner l’évolution des secteurs émergents.


Rajaa DRISSI ALAMI

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