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    Economie

    Conseil d’association avec l’UE
    Le Maroc prié d’accélérer les réformes
    De notre correspondant permanent à Bruxelles, Aziz Ben Marzouq

    Par L'Economiste | Edition N°:4173 Le 17/12/2013 | Partager
    Justice, droits de l’homme, adoption des lois organiques… les priorités
    Le plan d’action pour la mise en oeuvre du Statut avancé 2013-2017 formellement adopté

    Ambiance amicale et sereine au 11e conseil d’association Maroc/UE qui s’est tenu hier 16 décembre à Bruxelles et auquel participait le ministre des Affaires étrangères, Salaheddine Mezouar. Les «28» ont certes salué les nombreuses avancées politiques, économiques et sociales, réalisées et promises, détaillées par Mezouar. Toutefois, la partie européenne n’a pas manqué de rappeler à son «premier de classe» dans la région Voisinage du sud, un certain nombre d’efforts et d’améliorations à entreprendre dans les plus brefs délais pour ancrer solidement ses réformes et sa modernisation à la locomotive de l’Union.
    Les deux partenaires ont aussi adopté formellement le plan d’action pour la mise en oeuvre du Statut avancé 2013-2017. Une étape importante dans le renforcement des relations avec l’UE, avec mobilisation de leviers, mécanismes et instruments du Statut avancé. Ce processus se fera notamment à travers les négociations de l’accord de libre échange complet et appprofondi (Aleca), dont l’objectif est de faciliter une intégration progressive du Maroc au marché intérieur européen. Le nouveau plan prévoit un rapprochement règlementaire graduel et séquencé avec l’acquis communautaire. Il nourrira la programmation, la mise en oeuvre et le suivi de l’aide de l’UE en tenant compte des besoins exprimés et des résultats intermédiaires obtenus par le Maroc. L’appui de l’UE sera fourni à travers des «Programmes indicatifs nationaux» agréés avec le Maroc qui définiront les priorités de l’aide et l’enveloppe financière indicative et avec une multitude d’échanges, conseils et expertises pour aider au développement.  Les 28 espèrent ainsi que les négociations en cours de l’Aleca seront efficaces et souhaitent qu’avec l’appui de l’UE, le Maroc puisse élaborer un Plan national de convergence règlementaire pour arriver plus rapidement à ses fins.

    Le chômage des jeunes reste préoccupant
    L’UE reconnaît des améliorations intervenues dans le climat des affaires propices à la création d’emplois par le secteur privé, mais observe aussi que le chômage reste élevé notamment parmi les jeunes, les diplômés et les femmes. Un problème particulièrement préoccupant surtout quand on le combine avec un taux élevé de travail informel. Tout en saluant l’adoption de la loi portant création de «l’Agence nationale de lutte contre l’analphabétisme», l’UE encourage le Maroc à élaborer une stratégie intégrée pour lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale, pour améliorer la qualité de l’éducation et de la formation de base afin de réduire le taux d’abandon scolaire. Les programmes «Moubadara» et «Taetir» représentent des efforts à renforcer.

    Lutter plus résolument contre la corruption
    Afin d’assurer une meilleure cohésion sociale, l’UE invite le Maroc à poursuivre ses efforts pour assurer une bonne gouvernance dans la gestion de l’Etat, lutter résolument contre la corruption, améliorer la protection sociale, réformer le système des retraites et intensifier la réforme du système de subventions généralisées afin d’assurer un ciblage adéquat en faveur des populations les plus vulnérables. En matière de dialogue social, Rabat est encouragée à ratifier le plus tôt possible la Convention fondamentale n° 87 de l’OIT (Organisation internationale du travail) sur la liberté syndicale.

    Réforme de la justice: un chantier hautement prioritaire
    Les «28» estiment que la réforme de la justice, en vue de la rendre plus accessible et plus indépendante, représente un des chantiers les plus importants du gouvernement Benkirane. L’UE encourage le Maroc à mettre en œuvre un plan opérationnel détaillant les mesures requises pour l’exécution de la Charte nationale pour la réforme de la justice et surtout un calendrier d’exécution. Rabat est également invitée à adopter de manière prioritaire les lois organiques concernant le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire et le statut des magistrats.
    Finaliser enfin le code de la presse
    Sur le plan politique, l’UE note, qu’en 2013, seule la loi organique relative au Conseil économique et social et environnemental a été adoptée. Elle encourage donc le Maroc à poursuivre l’adoption de l’ensemble des lois organiques ainsi que des lois et règlements nécessaires à garantir la mise en œuvre effective de la nouvelle Constitution. Les 28 invitent le Maroc à accélérer ses efforts visant à consolider la garantie du respect de l’exercice des droits de l’homme en particulier l’approfondissement des libertés d’association, de rassemblement, d’expression et de la presse. Rabat est aussi priée de finaliser la réforme du code de la presse suivant les normes internationales en matière de liberté d’expression et à supprimer toute peine privative de liberté dans ce cadre.

    Pour une intégration maghrébine
    Sur le plan régional et à la lumière des développements dans la région du Maghreb et dans la région proche du Sahel, l’UE estime qu’un renforcement de la coopération entre les pays du Maghreb dans les domaines politique, économique et de la sécurité est tout à fait indispensable. Elle se dit prête à apporter son soutien à de telles initiatives et forme le vœu que le Maroc et l’Algérie puissent contribuer au renforcement de la coopération régionale, que les relations entre les deux pays puissent s’améliorer et s’approfondir afin de parvenir à une pleine et fructueuse coopération ainsi qu’à la réouverture de leur frontière terrestre.
    Une solution mutuellement acceptable pour le Sahara
    L’UE soutient les efforts du secrétaire général de l’ONU et de son envoyé personnel au Sahara pour aider les parties à parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable. Elle encourage les parties à continuer de travailler avec l’envoyé personnel en vue de progresser dans la recherche d’une telle solution en faisant preuve de «réalisme et d’un esprit de compromis». Concernant la crise dans la région sahélo-saharienne (un sujet d’intérêt commun pour les « 28 » et le Maghreb), l’UE encourage une coopération étroite entre les pays de la région en vue de forger une approche commune de la sécurité pour cette zone. Elle se dit prête à soutenir un dialogue entre les pays maghrébins et félicite par la même occasion le Maroc d’avoir organisé la 2e réunion ministérielle sur la sécurité des frontières le 14 novembre 2013 et soutient la mise en œuvre des recommandations de la «Déclaration de Rabat».

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