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Conseil BAM: L’inflation sous contrôle

Par L'Economiste | Edition N°:4173 Le 17/12/2013 | Partager
L’institut d’émission ne devrait pas toucher au taux directeur
Réunion du dernier conseil de l’année ce mardi

Pour sa dernière réunion de l’année, le conseil de Bank Al-Maghrib présidé par Abdellatif Jouahri devrait se pencher notamment sur les solutions à apporter pour relancer la machine du crédit

Bank Al-Maghrib n’aime pas les changements en fin d’année et encore moins distribuer des cadeaux de Noël. Il y a donc peu de chances qu’elle touche au taux directeur lors de son conseil aujourd’hui 17 décembre. La dernière manipulation du taux mère en décembre remonte à 2002. C’est aussi la seule fois que BAM a changé le principal instrument de politique monétaire à cette période de l’année depuis 1995. Plus sérieusement, l’inflation qui pourrait amener la Banque centrale à revoir son taux directeur reste à des niveaux modérés. Et cela, malgré la mise en œuvre de l’indexation partielle des prix de certains produits pétroliers. L’inflation devrait s’établir à 2,2% en moyenne cette année et 1,7% en 2014 selon les prévisions de la Banque centrale. Son niveau actuel exclut a priori un relèvement du taux directeur. L’inflation reste tout de même sous surveillance. Bien que la mise en œuvre de l’indexation partielle des prix n’ait pas beaucoup influencé la tendance des prix, les opérateurs restent vigilants. Le marché manque encore de visibilité sur les mesures d’accompagnement annoncées par le gouvernement. Par ailleurs, «il n’y a pas de pression significative sur les prix de l’énergie aujourd’hui», relève un opérateur de marché. Cela devrait contenir l’inflation dans les limites des prévisions de la Banque centrale. Globalement, «le climat économique ne suscite pas de craintes majeures. Du moins, les clignotants ne sont plus au rouge», note un analyste. L’amélioration de la conjoncture en Europe principalement rejaillit sur le Maroc. Le Haut Commissariat au Plan anticipe une croissance économique de 5,3% au quatrième trimestre contre 2,3% enregistré à la même période l’année dernière. Mais l’essentiel de la croissance provient des activités agricoles. Les autres secteurs ont encore du mal à retrouver de la vigueur. Cela se traduit notamment par la faible croissance du crédit. Après une hausse de 4,5% en 2012, la progression du crédit s’est ralentie depuis le début de l’année pour s’établir à 3,1% à fin octobre. La baisse du taux directeur de 0,25 point en mars 2012 pour notamment dynamiser la distribution n’a pas donné le résultat escompté. La dégradation du portefeuille des banques (hausse de 16% des créances en souffrance à fin octobre) a poussé la profession à être plus sélective sur les dossiers de crédits. En outre, le coût moyen du crédit s’est renchéri au troisième trimestre 2013 (6,31%). Dans le même temps, la demande est jugée moins vigoureuse que par le passé compte tenu du manque de visibilité des entreprises elles-mêmes sur les perspectives économiques. Une baisse du taux directeur ne résoudra donc pas la question de la décélération du crédit. En revanche, BAM pourrait prendre d’autres mesures d’accompagnement pour soutenir le financement de l’économie.


F.  Fa

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