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Analyse

Créations d’entreprises
Les marques et brevets font du surplace

Par L'Economiste | Edition N°:4173 Le 17/12/2013 | Partager
Les dépôts des universités restent faibles
Techniques de mesure et produits pharmaceutiques… les champions

Source: Ompic
Les personnes morales dépositaires de brevets d’invention se sont chiffrées à 110 au titre du 1er semestre 2013, soit le double en 5 ans seulement. Paradoxalement, les personnes physiques ont vu leur nombre chuter

Le Maroc a réalisé de grandes avancées en matière d’infrastructures de recherche et développement, mais le défi qui consiste à faire de l’innovation un levier de croissance n’est pas encore gagné ! L’étiquette «d’apprenti inefficace» que le pays s’est fait coller dans le dernier classement mondial de l’innovation (88e rang sur un total de 141 pays) en est d’ailleurs la preuve. En tout, ce sont seulement 549 demandes de brevets d’invention qui ont été déposées auprès de l’Ompic au titre du 1er semestre 2013, contre 521 durant la même période de l’année dernière (soit un taux d’évolution de 5%). De quoi se réjouir à coup, mais il suffit de voir ce qui se passe ailleurs pour se rendre à l’évidence. En France par exemple, plus de 7.670 demandes de brevets ont été déposées en 2011 déjà. Plus surprenant encore, les Etats-Unis étaient à plus de 48.596 sur la même période. Revenons à nos inventions locales. Il importe tout de même de noter que les demandes de brevets d’invention d’origine marocaine ont plus que doublé entre 2009 et 2013, passant de 75 à 156. Et ce sont les personnes morales qui détiennent la part du lion. Leur nombre s’élève à 110, soit 71% du total des dépôts de demandes de brevets. «Une performance attribuée essentiellement aux efforts de sensibilisation, actions de proximité et incitations inscrites dans le cadre de la stratégie Innovation», selon l’Ompic. Contacté par L’Economiste, Adil El Maliki, DG de l’Ompic, n’a pas donné d’explications à cet engouement. Curieusement, les dépôts des universités, supposées être le cœur battant de la R&D, sont passés de 26 à 79 sur la même période. Des chiffres en nette évolution mais qui demeurent faibles.
Globalement, ces brevets ont porté sur quasiment tous les domaines. Mais les techniques de mesure constituent le sous-domaine le plus saillant du secteur des instruments, avec une part de 54% du total des dépôts. De même dans le secteur de la chimie, ce sont les produits pharmaceutiques qui accaparent 30% des dépôts. Mais il n’y a là rien de surprenant: «Chaque année, de nouveaux produits pharmaceutiques arrivent sur le marché. Ces derniers sont enregistrés sous un nom spécifique avant d’être validés par le ministère de la Santé», explique Aldelghani El Guermai, président de l’Association de l’industrie pharmaceutique (Amip). Mais cela concerne globalement des génériques. L’opinion sur la brevetabilité visant l’extension de la protection à l’international, l’un des axes  de la vision 2015 de l’Ompic, a mis en avant les brevets des universités jugés nouveaux et inventifs à 35% et à 38% ceux émanant des centres de recherche.
Sur un tout autre registre, ce sont quelque 3.340 marques d’origine marocaine qui ont été déposées durant le 1er semestre contre 3.242 en 2012 (soit une augmentation de 15%). De l’analyse des chiffres sur les marques marocaines, l’alimentaire se hisse en tête des produits et services les plus désignés par les dépôts de marques (63%). Il n’y a qu’à faire un tour dans les rayons des supermarchés pour faire le constat suivant: que ce soit dans la biscuiterie, les produits laitiers ou encore la charcuterie, les marques made in Maroc se multiplient d’année en année. La publicité, bien qu’elle ait accusé une baisse de 42% par rapport à 2012, continue de représenter une part de 23% du total des marques. Bien évidemment, dans une conjoncture économique difficile, la publicité est souvent le premier centre de coût sacrifié par les entreprises.
Par répartition régionale, le Grand Casablanca continue de rafler la plus grosse part (64%) des dépôts de marques. Bien que des régions comme Tadla-Azilal ou encore Laâyoune-Boujdour ont enregistré des progressions record (220% et 187% respectivement). Des performances peu significatives, vu que dans ces régions il suffit d’une petite fluctuation de l’activité pour que les variations explosent. Par ailleurs, la réduction des tarifs des dépôts en ligne a porté ses fruits. Une initiative ayant drainé plus de 324 dépôts durant le 1er semestre. Ce qui a permis une croissance de 49% par rapport à 2012.

Fort potentiel à l’international

A l’international, ce sont les Etats-Unis qui arrivent en tête des pays dépositaires de brevets au Maroc (18% du total des demandes). Des pays comme la France, la Suisse, l’Allemagne arrivent ensuite avec des parts respectives de 17,5, 15 et 14%. Par ailleurs, les opérations d’enregistrement et de renouvellement à l’international des marques d’origine marocaine enregistrent une croissance de 17% par rapport à 2012.

Imane NAJI

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