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    Politique Internationale

    Nelson Mandela
    Les 1re funérailles d’Etat de l’Afrique du Sud

    Par L'Economiste | Edition N°:4172 Le 16/12/2013 | Partager
    Mandela repose aux côtés de ses parents et trois de ses enfants
    «Ma vie est désormais vide», lance un de ses compagnons, Ahmed Kathrada

    L’Afrique du Sud a enterré son premier président noir le 15 décembre 2013. Une page de l’histoire de la première puissance économique du continent se tourne

    Après dix jours de deuil national, voire mondial, l’Afrique du Sud a rendu un ultime hommage, dimanche 15 décembre, à Nelson Mandela. Ses obsèques ont commencé hier tôt le matin à Qunu, son village d’enfance, où il a été inhumé à midi, soit cinq heures après le début de la cérémonie.
    Comme dans toutes les grandes occasions en Afrique du Sud, depuis la sortie de prison de Mandela après une purge de 27 ans, tout commence par son désormais légendaire hymne national: «Nkosi Sikelel’iAfrica» (traduire Dieu bénisse l’Afrique). La mise en scène est à la hauteur de cet évènement qui constitue les premières funérailles d’Etat de l’histoire de l’Afrique du Sud. Les images de la cérémonie qui ont fait le tour du monde montrent l’importance de l’événement. 4.000 personnalités du monde politique, diplomatique, des arts, de la culture, des médias et du sport, dont le prince Charles d’Angleterre ont pris part à l’évènement où les honneurs militaires le disputent aux rites traditionnels de la tribu des Mandela, Xhosa.
    Le clou de la cérémonie aura été incontestablement le speech de son vieil ami et compagnon de lutte, Ahmed Kathrada. Debout, surplombant le châssis de canon transportant le cercueil de Mandela, recouvert du drapeau sud-africain, il a bouleversé l’assistance quand il évoque la perte d’«un grand frère». Le camarade de détention de Mandela à Roben Island a ému plus d’un par la justesse de son message. «Ma vie est désormais face à un vide. Je ne sais plus vers qui me tourner», lance-t-il à l’assemblée mais en fixant du regard les deux dernières épouses du défunt, Winnie et Graça. Il a fallu tout l’art oratoire de Nandi Mandela, petite-fille de Nelson, pour détendre l’atmosphère. Elle a raconté des anecdotes sur son «tatamkhulu», son grand-père, et «sa voix sévère» qui, dit-elle, «va nous manquer»… Aucune fausse note durant ces dix jours de deuil national. L’inhumation s’est faite selon la volonté de la famille Mandela, c’est-à-dire à l’écart des caméras, dans un cadre plus intime. Seules les proches et quelques intimes, soit 450 personnes, ont assisté à l’enterrement, dans un coin du domaine familial des Mandela où reposent ses parents et trois de ses enfants.
    L’actuel Président sud-africain, Jacob Zuma, a demandé à ses compatriotes de «faire vivre l’héritage» de Nelson Mandela, lors de son éloge funèbre aux obsèques du héros de la lutte contre l’apartheid. «Ton long chemin vers la liberté s’est achevé, au sens physique du terme. Mais notre propre voyage continue. Nous devons continuer à construire la société pour laquelle tu as travaillé. Nous devons faire vivre l’héritage», a déclaré Zuma, s’adressant au défunt.

       
    B. T.

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