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    Prix de L’Economiste: R&D, le problème c’est la gouvernance!

    Par L'Economiste | Edition N°:4172 Le 16/12/2013 | Partager
    Eclatement des centres de décision
    Il faut vaincre les inerties qui bloquent les réformes
    Débats chauds sur la langue d’enseignement

    Le Prix de L’Economiste a fêté jeudi 12 décembre ses noces de faïence. Voilà déjà neuf ans que ce Prix est là pour

    Myriam Soual, lauréate du Prix de l’Economiste catégorie Master, reçoit son prix des mains de Karim Hajji, DG de la Bourse de Casablanca

    encourager la recherche. En tout et pour tout, 26 lauréats depuis sa création en 2005. Comme chaque année, le Prix de L’Economiste s’est doté d’un invité de marque. L’édition 2013 a ainsi été animée par le professeur Mohamed Najim, directeur du laboratoire Total-CNRS à l’université de Bordeaux, qui a exercé durant 16 ans à Rabat avant de rejoindre la France, il y a 25 ans. Axée sur la recherche et le développement, son intervention a suscité le débat, l’occasion pour plusieurs polémiques de refaire surface.
    Partant d’un triste constat (dans le classement africain évaluant la R&D, le Maroc a perdu 3 places depuis les années 90, il est aujourd’hui classé 6e), Mohamed Najim s’indigne. «Au Maroc, la situation se dégrade et le nombre d’enseignants-chercheurs continue de diminue… Malheureusement, la matière grise dans le pays est en voie de disparition», dénonce le professeur. Mis en cause, le manque de reconnaissance et de dynamique entre universités et entreprises, l’absence de statut et bien d’autres facteurs qui freinent l’expansion de la recherche. Selon l’orateur, il n’y a aucune distinction entre les enseignants-chercheurs actifs et les autres. «Il est anormal que tous les enseignants soient mis sur un pied d’égalité. Des efforts sont nécessaires pour encourager la recherche, avec des rémunérations en hausse et des promotions..», suggère le professeur. Plusieurs pistes de réflexion ont été abordées pour améliorer la situation actuelle. A savoir, l’élaboration d’un cadre réglementaire viable, la fin de la pluralité des centres de décision, la mise en place d’une évaluation impartiale des enseignants ou encore la modification de leur statut.
    Dans la salle, l’on a également beaucoup insisté sur la valeur ajoutée mal exploitée de la diaspora ainsi que sur la création de centres d’excellence régionaux. Les régions en seraient ainsi plus compétitives.  Beaucoup pensent que le frein majeur à l’expansion de la recherche est en rapport avec le financement. Ce n’est en aucun cas l’avis de Mohamed Najim.
    Le constat est clair pour l’invité: «Le Maroc consacre 0,7% de son PIB à la R&D, ce n’est donc pas un problème de financement, mais les possibilités ne sont pas suffisamment utilisées pour attirer plus de porteurs de projets». L’auditoire, qui comptait beaucoup d’hommes d’affaires, n’a pas manqué de réagir à propos de ces questions fondamentales pour une meilleure structuration de la recherche. En plein dans l’actualité, la polémique sur la langue d’enseignement s’est introduite dans le débat.
    Une des invitées interpellant directement le professeur pour qui le multilinguisme est une nécessité. Il a également

    Said Ahmidouch, DG de la CNSS, remet le Prix de l’Economiste catégorie Bachelor à Farid Azahaf
     

    donné l’exemple de l’université de Cap Town en Afrique du Sud qui a toujours enseigné dans la langue des «colons» Afrikaners et qui figure parmi les meilleures universités du monde (classement de Shangai). Autre question ayant fait l’unanimité: le milieu universitaire et son devoir de remise en question, d’esprit critique et d’innovation doit impacter sur la sphère politique. Une occasion de pointer du doigt le problème de gouvernance des structures de recherche ou encore les inerties syndicales face aux réformes. Un débat riche qui a dû être écourté par la cérémonie de remise des prix. Exceptionnellement pour cette année, le prix du doctorat a été réservé. Le prix Licence/Bachelor a été décerné à Farid Azahaf, de l’Ecole supérieure de commerce et de gestion de Tanger. Pour la catégorie Master, Myriam Soual, de l’Institut de Commerce et de développement de Paris (ICD),  a remporté le prix face aux trois autres candidats.

    Paroles d’une nominée

    «Le prix de L’Economiste est une très belle initiative. Cela nous évalue même si nos universités l’ont déjà fait auparavant. Cela nous permet de nous situer par rapport aux autres candidats, sans pour autant mettre en doute la qualité des travaux des autres participants. Mais cela permet de nous rebooster, de nous donner l’envie de travailler beaucoup mieux et encore plus», déclare Rajae Touzani, nominée au prix L’Economiste catégorie Master. Issue, de la faculté d’Economie et Gestion de Clermont-Ferrand (France), son sujet de mémoire s’intitule «Les AVC au Maroc, études des maladies à risque et analyse des déterminants du degré du handicap». Elle reviendra pour concourir pour la catégorie Doctorat.

    A. Lo.

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