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    Economie

    Energies renouvelables
    Amara courtise le secteur privé

    Par L'Economiste | Edition N°:4172 Le 16/12/2013 | Partager
    Objectif : financer davantage la R&D
    Des conventions de 25 millions de DH signées dans le domaine photovoltaïque et éolien
    Une subvention de 8 millions de DH pour le dessalement solaire

    En finançant des projets dans le domaine du photovoltaïque et de l’éolien, le ministère de l’Energie et l’Iresen veulent accélérer la réalisation des objectifs de la stratégie énergétique

    Développer des projets innovants dans le domaine du photovoltaïque et de l’éolien pour créer de nouveaux métiers à forte valeur ajoutée. C’est le pari de l’Institut de recherche en énergie solaire et énergies nouvelles (Iresen) qui vient de signer avec le ministère de l’Energie et le département de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la formation des cadres, des conventions de financement de projets dans le domaine des énergies renouvelables. D’un montant de 25 millions de DH, «ces conventions permettront de concrétiser 7 projets qui représentent une symbiose impliquant universités, opérateurs économiques et institutions étrangères», a précisé Abdelkader Amara, ministre de l’Energie, des mines, de l’Eau et de l’environnement. Ce sont en fait 38 établissements de recherche, notamment des universités, et 16 entreprises qui devront en bénéficier.
    Parmi ces projets, Moresolar destiné à développer un système de monitoring et de contrôle adaptatif pour les installations photovoltaïques à grande échelle. Concrètement, l’objectif est d’identifier les risques de défaillance des installations photovoltaïques au Maroc. «La ferme solaire de Kénitra sera le site pilote pour ces travaux», a précisé Badr Ikken, DG de l’Iresen. Un autre projet, dit Loucom, sera également réalisé dans ce sens. Le but est de concevoir un système de surveillance permettant d’accélérer l’intégration à grande échelle de l’énergie solaire dans le réseau électrique. 
    Dans le domaine de l’éolien, Windturbin figure parmi les projets qui devront être menés. Le but est de développer des nano-additifs permettant d’améliorer le fonctionnement des éoliennes dans des conditions difficiles. Ce chantier sera mené par l’Université Al Akhawayn et l’Université allemande des sciences appliquées, Kiel. Avec tous ces chantiers, le Maroc aspire à accélérer la réalisation des objectifs fixés par la stratégie énergétique nationale. «En lançant de grands chantiers dans le domaine des énergies renouvelables, le Royaume aspire à devenir leader en matière de production d’énergies propres, tout en réduisant sa dépendance énergétique», a-t-il souligné. Le ministre, qui a reconnu que les chercheurs et universités font face à la faiblesse des moyens, s’est dit convaincu que «l’engagement des secteurs public et privé permettra au Maroc d’atteindre les objectifs fixés». La prochaine étape sera donc de fédérer les efforts. Car, «la clé du succès de plusieurs pays tels que l’Allemagne, la France et la Corée a été d’encourager la R&D, l’innovation et l’entrepreneuriat», a-t-il dit. Un constat partagé par Lahcen Daoudi, ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la formation des cadres. Pour lui, l’avenir du Maroc dépend aujourd’hui de son développement dans la filière énergétique. D’autant que «la R&D et l’innovation conditionnent l’insertion du Royaume dans la mondialisation». Le ministre a d’ailleurs saisi l’occasion pour rappeler que le Maroc cherche à se positionner comme un hub universitaire. «Ce qui permettra même d’attirer des étudiants européens dès 2017-2018», a-t-il affirmé. En fait, Daoudi mise surtout sur l’arrivée d’établissements d’enseignement supérieur dans le cadre de partenariats public-privé pour tirer ce secteur vers le haut. Il a rappelé que l’offre sera étoffée avec l’installation d’écoles de renom telles que l’Institut international euro-méditerranéen de la technologie qui sera mis en place en partenariat avec le groupe INSA et l’Ecole centrale Casablanca qui sera réalisée selon le modèle de la maison mère de Paris.
    A noter également que des conventions de financement de deux projets de dessalement solaire avec une subvention globale de 8 millions de DH ont été également signées.

    Réalisations 2012

    La cérémonie de signature des conventions de financement de l’ensemble de ces projets a été l’occasion de s’arrêter sur les activités menées par l’Iresen en 2012. En effet, depuis le lancement des appels à projets de 2012, cet institut a débloqué 75 millions de DH destinés à financer des travaux de recherche appliquée. Le coup de pouce de l’Iresen a permis de créer 106 consortiums composés de scientifiques et industriels marocains et étrangers. En fait, l’Iresen a accompagné les travaux de 203 ingénieurs et doctorants et de 47 enseignants-chercheurs. Cet institut ne compte pas s’arrêter là. Son DG, Badr Ikken, a annoncé que les conventions de financement du projet solaire thermique III seront signées début 2014.

    Hajar BENEZHA

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