×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    World Policy Forum
    Cyberespace: Les futurs grands

    Par L'Economiste | Edition N°:4172 Le 16/12/2013 | Partager
    Suède, Chine, Pologne et... Nigeria
    Le Maroc n’est plus sur les radars

    La salle, pas très grande, a fait le plein sur la question des «enjeux du cyberespace» lors du World Policy Conference. Et l’on découvre que le Maroc est terriblement loin des sujets, comme de l’envergure qu’ils ont prise.
    Même en faisant la part de l’exagération que les experts pratiquent volontiers pour attirer l’attention du chaland, il reste que le sujet a pris une ampleur qui dépasse de très loin les capacités existantes au Maroc.
    Juste un exemple pour fixer les idées: la police américaine a estimé qu’il avait fallu plusieurs centaines de «guerriers» travaillant plus ou moins de concert durant une dizaine d’années pour mettre au point le ver informatique qui a servi  à attaquer une marque de voitures! La police spécialisée en a évidemment déduit que ce n’était pas une blague d’adolescents, mais une attaque d’origine chinoise, probablement de l’Etat chinois.
    Selon le rapport McAfee, observatoire spécialise de la cybersécurité,  trois pays sont protégés: Israël, la Pologne et la Suède. Pour les États- Unis, qui ne sont pas en haut de la liste des nations protégées, on compte que la protection coûte près de 5 milliards de dollars, plus que tout le budget de l’Education nationale marocaine.
    Impressionnant. Mais depuis le bug de l’an 2000 (qui annonçait l’effondrement de tous les systèmes pour fêter le 1er janvier) on ne prend plus les prévisions des informaticiens au pied de la lettre. On a peut-être tort, qui sait?
    Ce qui est sûr, c’est que le cyber- monde bouscule le monde tout court. Pas seulement avec les tweets plus ou moins révolutionnaires ou les rendez-vous «Facebookés» pour  manifester.

    Aux Etats-Unis, 5 millions
    de dollars pour la protection informatique

    Carl Bild, ancien Premier ministre suédois et actuel ministre des Affaires étrangères, annonce que le haut débit va faire gagner au moins un point de croissance aux pays qui l’installent et que dans 5 ans, 65% de la population mondiale sera mieux équipée, avec des liens plus performants que ne l’est toute l’Europe aujourd’hui.
    Autre surprise, le Nigeria, si agaçant depuis quelques années en raison des fraudes de cyber-banques qu’il abrite, sera un des géants mondiaux du numérique. Au même titre sans doute que la Suède, la nation montante en ce moment, ce qui lui vaut d’avoir essuyé un millier d’attaques au cours de ces 12 derniers mois, juste sur ses droits d’auteurs.
    Le Maroc qui avait bien, voire très bien commencé au début des années 2000, et qui s’était placé sur de petites niches comme un pays de référence, a disparu des radars: le cyberespace est certainement l’endroit qui se méfie le plus des régulations étatiques, mais sans la force, l’intelligence et la détermination des États, point de cyberespace. Et pas les centaines de milliers d’emplois qui vont avec.


    N. S.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc